Un front uni du maire, du préfet et du directeur de la sécurité intérieure contre les narcotrafics à Montpellier

, Un front uni du maire, du préfet et du directeur de la sécurité intérieure contre les narcotrafics à Montpellier

Michaël Delafosse, le maire de Montpellier, François-Xavier Lauch, le préfet de l’Hérault et Benoît Desmartin le directeur départemental de la Sécurité publique étaient les invités du Cercle Mozart, mercredi 30 avril à la clinique Saint-Jean, pour un débat autour de la sécurité. Tous trois ont affiché une volonté commune de renforcer la lutte contre le narcotrafic. Coordination des forces, actions ciblées et nouvelles mesures ont été au cœur des discussions.

Préfet de l’Hérault, maire de Montpellier et directeur départemental de la sécurité de l’Hérault, invités mercredi soir du Cercle Mozart à une conférence autour de la sécurité, ont parlé d’une seule et même voix. Coorganisé avec l’association des Femmes cheffes d’entreprise (FCE 34), le débat était animé par Estelle Devic, rédactrice adjointe à Midi Libre, et Virgine Galligani.

Une coordination renforcée pour une sécurité accrue

« La première action a été de coordonner nos forces, a rappelé Michaël Delafosse en préambule, afin d’assurer le continuum de sécurité. Il y a des maires qui ne parlent jamais au préfet, nous c’est presque tous les jours ». Objectif commun : la lutte contre le narcotrafic. « 80 % des homicides en France sont liés au narcotrafic en France, a rappelé le préfet François-Xavier Lauch avant d’énoncer ses trois axes prioritaires, lutte contre les trafiquants, les points de deal et les consommateurs ».

Des actions concrètes sur le terrain

Lui qui avait connu l’Hérault il y a trente ans, Benoît Desmartin (DSPP) a vu la dégradation : « Aujourd’hui les points de deal comme Montasinos sont tenus H24. Outre les opérations de pilonage, des actions de prévention sont menées. Comme par exemple couper les lauriers derrière lesquels se cachent les dealeurs ou éteindre l’éclairage public de 21 h à 23 h pour dissuader les consommateurs… » Autant de mesures encadrées par des dispositifs comme « Place nette » ou « Ville sécurité renforcée ». « Ce n’est un plan de moyens, a précisé le préfet, mais d’actions. »

Renforcement des moyens Ville et Métropole

Priorité haute de son mandat, la sécurité a vu ses moyens renforcés au niveau de la Ville et Métropole de Montpellier : renfort de 50 policiers municipaux, création du GSRI (Groupement de sûreté résidentielle interbailleurs) et de la police métropolitaine des transports (42 agents à terme). Sans oublier « la posture avec la réaffirmation partout de l’autorité » a rappelé le maire dont c’est l’une des marques de fabrique. Tant lorsque la collectivité se constitue partie civile après l’agression de chauffeur de bus que de professeur d’école que dans le logement social à travers Zéro impunité.

Face à l’augmentation des vols avec violence – un fléau à Montpellier et dans l’Hérault – le DDSP a plébiscité la vidéosurveillance complémentaire de la police technique et scientifique. « Le taux d’élucidation est de 26 % contre 10 % au niveau national. » Et le préfet d’ajouter : « Nous avons doublé le taux de reconduite puisque les OQTF sont passées de 10 à 20 % en 2024. »

Un consensus sur la non-légalisation des drogues

Maire et préfet se sont félicités de l’adoption récente de la loi sur les narcotrafics. « Avec la fermeture de commerces sur suspicion de blanchiment, qu’est-ce que je vais m’amuser ! » a lancé François-Xavier Lauch. Michaël Delafosse espère toujours quant à lui « avoir la main sur l’ouverture des commerces ». En 2024, 124 commerces ont subi une fermeture administrative dont 70 à Montpellier. Eradication des bidonvilles, squats, violences intra familiales… tous ces sujets ont été débattus jusque tard dans la soirée avant les questions du public dont l’une sur la légalisation de la drogue. Trois sourires de désapprobation se sont dessinées sur les lèvres des invités. « Derrière la drogue, le deuxième trafic illégal est celui des cigarettes, a démontré Benoît Desmartins. C’est un problème de santé publique majeur ! » Des invités sur la même ligne du début à la fin…

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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