
Philippe Mathieu, 59 ans, « maire » de Pierrefort, était à la barre du tribunal d’Aurillac ce mardi 15 avril 2025. Il était poursuivi pour des agressions sexuelles envers deux garçons âgés de 10 ans et de détention et consultation d’images pédopornographiques.
Les faits incriminés
Les faits sont déclarés en 2023 lors d’un retour de match de football, dans le bus, où des jeunes de son équipe sont concernés puisqu’il est un des entraîneurs.
Un éducateur, assis en face de lui, décrit des caresses de sa part sur le ventre et des doigts plongés sur le pantalon. Un peu plus tard, un autre enfant de l’équipe indique le fait que Philippe Mathieu lui aurait touché les parties génitales après une victoire lors d’une rencontre.
Matériel informatique saisi
Une enquête est alors menée et du matériel informatique est saisi. On y retrouve du contenu à caractère pédopornographique. Sur cet aspect, il a reconnu consulter ce genre d’images depuis 2008 mais ne comprend pas pourquoi.
Je lis le journal le matin et ensuite je consultais ces images, mais je ne sais pas pourquoi
« Je lis le journal le matin et ensuite je consultais ces images, mais je ne sais pas pourquoi. Je ne pensais pas que c’était illégal puisque je le trouvais sur le Net. J’ai travaillé avec un psychologue depuis mes gardes à vue pour tenter de trouver une explication ».
Le président lui fait remarquer qu’il a continué à regarder ce contenu après sa première garde à vue de 2023 (la seconde date de 2025).
« Il y a une forme d’excitation chez vous ». Le prévenu répond alors par la négative.
Quant aux agressions sexuelles, pour la première, il raconte : « cet enfant avait mal au ventre. Je lui ai dit de venir à côté de moi et je l’ai massé pour que la douleur disparaisse. J’ai commencé sur le ventre, puis mis ma main sous son pantalon. J’ai arrêté quand j’ai senti l’élastique de son slip ».
Quant à la seconde, il ne s’en souvient pas « c’est peut-être arrivé, mais je n’en ai aucun souvenir. Et si je l’ai fait, c’était sans aucune intention à caractère sexuelle ».
Au bout de longues minutes de débats, Philippe Mathieu indique « avoir conscience aujourd’hui de ces faits » et de leur gravité.
Ce Monsieur est un pédophile
L’avocat d’une partie civile (un des enfants) indique : « ce monsieur est un pédophile, il reconnaît avoir consulté du contenu à caractère pédopornographique. Heureusement qu’un témoin, dans le bus, a pu alerter sur ces faits ».
Un an ferme requis
Pour sa part, le substitut du procureur s’est félicité du témoignage de l’éducateur dans le bus « sinon on serait toujours sur de la rumeur. Alors, je ne pense pas qu’il soit un prédateur au vu du dossier. Mais il a honte de ce qu’il s’est passé ». Il demande 24 mois de prison dont 12 avec sursis probatoire pendant deux ans, notamment.
De son côté, l’avocate du prévenu a souligné : « Si le premier garçon avait peur de son coach ou avait des choses à lui reprocher, il ne serait pas venu vers lui dans le bus. Il ne lui a pas touché les parties géniales et le jeune garçon le dit. Sur l’autre fait, ce sont les parents qui ont fait la photo. S’il y avait eu une agression, ils auraient dit quelque chose. Il y a eu beaucoup de témoignages et personne n’indique avoir vu de geste déplacé. Quant au terme de pédophile, c’est quelqu’un qui pratique et non qui consulte ».
Le délibéré
Au final, le prévenu a été condamné à 24 mois de prison dont 12 mois avec un sursis probatoire durant deux ans pour la première agression sexuelle et le contenu des images. Il a interdiction de rentrer en contact avec le mineur, de se rendre au stade de Pierrefort, d’exercer une activité en lien avec des mineurs, une peine d’inéligibilité de 5 ans a été prononcée et il a été inscrit au Fijais (Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes). En outre, il doit verser la somme de 1000 euros au titre du préjudice moral et 900 euros, en plus, pour le mineur et ses deux parents.
Il a été relaxé pour le 2ème fait.
Il a dix jours pour faire appel.
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