Le parquet de Nanterre confirme l’ouverture de deux enquêtes suite à des plaintes pour agressions sexuelles sur des enfants du centre de loisirs Jules Verne à Châtenay-Malabry. Mise en cause pour son inertie par certains proches des parents, la Ville a réagi en expliquant publiquement les mesures qu’elle a prise pour suspendre l’agent soupçonné.
Sollicité par France 3 Paris Ile-de-France, le parquet précise que deux enquêtes ont été confiées à la brigade territoriale de protection de la famille de la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine, « concernant des faits dénoncés sur deux enfants mineurs. Ces faits ne présentent à ce stade aucun lien entre eux, si ce n’est qu’ils auraient été commis dans le même établissement de Chatenay-Malabry au mois de février 2024. »
Samedi dernier, un rassemblement été organisé par le comité de soutien à une des mères de famille qui a porté plainte après avoir retrouvé son enfant de 3 ans avec une culotte ensanglantée. La fillette avait du subir 3 points de suture aux parties intimes. Le collectif déplorait le silence de la Ville qui aurait trop tarder à communiquer. Carl Segaud le maire (LR) s’en est expliqué dans un mail envoyé à la rédaction que nous reproduisons in extenso :
» La Mairie a formellement été informée le 22 février par la Police qu’une famille avait désigné nominativement un agent communal dans le cadre d’une plainte. En concertation avec les services de Police, la Mairie a pris le jour-même (22 février) un arrêté municipal de suspension (mesure conservatoire d’urgence) pour l’agent concerné. Ainsi, cette personne n’a plus été autorisée à retourner sur son lieu de travail à compter du 22 février, et elle n’y est plus retournée.
Si nous n’avons pas communiqué sur ce dossier sensible, c’est que la discrétion de la Mairie a été expressément demandée par la Police pour assurer le bon déroulement des investigations d’une part, et d’autre part, pour ne pas exposer publiquement les jeunes enfants concernés et leur famille, et donc les protéger. Toutefois, début avril, cette affaire a été rendue publique sur les réseaux sociaux et par la presse.
Si nous n’avons pas communiqué sur ce dossier sensible, c’est que la discrétion de la Mairie a été expressément demandée par la Police pour assurer le bon déroulement des investigations
Carl Segaud, maire de Châtenay-Malabry
Compte tenu de la médiatisation importante de l’affaire, de certaines dérives dans des propos relayés et des conséquences sur le fonctionnement des équipements scolaires et périscolaires, la Mairie a considéré nécessaire de lever son devoir de réserve et a décidé d’informer tous les parents châtenaisiens qu’une enquête policière était en cours concernant des accusations d’agression sexuelle sur enfant au centre de loisirs Jules Verne, en précisant que toutes les informations demandées à la Ville avaient été fournies à la Police judiciaire.
La Mairie a bien pris toutes les « mesures conservatoires nécessaires » relevant de sa compétence, et elle continuera à le faire. Compte tenu des récentes évolutions, nous avons décidé d’ouvrir une cellule de soutien psychologique pour les familles dès cette semaine, en lien avec les représentants des fédérations de parents d’élèves.
Nous tenons à vous préciser que les recrutements de personnel susceptible d’être en contact avec des enfants (animateurs, personnels de restauration, animateurs sportifs, ATSEM, intervenants dans les écoles) font l’objet d’une vérification sur le casier judiciaire et sur le fichier des délinquants sexuels. De plus, à chaque période de vacances scolaires, lorsque les équipes des centres de loisirs sont constituées, le nom des personnes choisies est envoyé pour vérification au Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) rattaché au ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Tout ce qui était du ressort de la Mairie a été fait immédiatement. C’est à la Justice, qui est saisie, d’établir la vérité et d’apporter le plus rapidement possible les réponses que nous attendons tous. »
Un appel à plus de sérénité car les esprits se sont parfois échauffés à Châtenay-Malabry depuis que les faits ont été dénoncés : un homme a été déféré au parquet samedi dernier. Il aurait menacé par téléphone le directeur du centre de loisirs. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître à l’école Jules Verne. Il sera convoqué devant la justice le 13 septembre prochain pour menaces de crime ou délit contre une personne chargé d’une mission de service publique.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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