Agressions en série de lycéens dans des quartiers chics de Nantes : sept jeunes de 14 à 17 ans interpellés

, Agressions en série de lycéens dans des quartiers chics de Nantes : sept jeunes de 14 à 17 ans interpellés

Une vague d’interpellations a eu lieu lundi. Un majeur a d’ores et déjà été condamné, tandis que les mineurs seront jugés en février.

Les agressions à répétition aux abords de lycées de quartiers chics de Nantes semaient, depuis plusieurs semaines, la terreur. Après trois interpellations infructueuses il y a près d’un mois, le vent a tourné. Selon des informations de Ouest France , que le procureur de la République de Nantes confirme au Figaro, huit individus, dont sept mineurs de 14 à 17 ans, ont été placés en garde à vue lundi. Ils ont en partie reconnu les faits. Depuis, le majeur a été condamné tandis qu’un contrôle judicaire pour les mineurs avec un placement en centre éducatif fermé pour certains a été requis par le parquet.

18 victimes ont été recensées, pour la plupart des hommes âgés de 18 à 30 ans. L’un d’entre eux se serait même retrouvé dans le coma. «Les auteurs agissaient à plusieurs, abordaient les victimes sous un motif fallacieux et enchaînaient avec des faits extrêmement graves», a indiqué le procureur de la République de Nantes au quotidien régional, décrivant même des épisodes «d’une rare brutalité». Certaines agressions ont été filmées. 

Soulagement pour les familles

«Il était temps que ça s’arrête. Si ça ne repart pas, c’est une bonne nouvelle», confie une mère de famille très investie sur le sujet. Jusqu’à ce coup de filet, plusieurs établissements scolaires avaient averti les familles d’incidents, les incitant à être vigilants et à déposer plainte en cas d’agression. «C’est un énorme soulagement», confie une autre mère d’adolescent encore traumatisé par un racket. «Le temps est paru très long, même si je comprends tout à fait que la police mette du temps pour constituer les dossiers, recueillir les témoignages», ajoute-t-elle, non sans amertume, d’autant que son fils a recroisé récemment ses agresseurs. «Il s’agit de mineurs et ils vont être jugés devant un tribunal des enfants. Ils ne se sont pas comportés comme des enfants au vu de la gravité des faits et de la violence. Cela pose la question de la minorité», souligne-t-elle.  

«On était donc bien face à une bande organisée et particulièrement brutale», a réagi sur X Foulques Chombart de Lauwe, élu de droite et membre de l’opposition à la mairie de Nantes. «Je pense que ça n’exonère pas la ville d’assurer une présence pendant quelques semaines et quelques mois, pour que ça ne donne pas d’idées à d’autres groupes mal intentionnées», détaille-t-il au Figaro, tout en incitant à mettre de la vidéoprotection aux abords des routes calmes des établissements. Il propose que la nouvelle «brigade de l’espace public», déployée en septembre et dont les missions – selon ses informations – ne seraient pas très claires, vienne y patrouiller. 

Un souhait déjà exposé le 6 décembre en conseil municipal, au cours duquel le sujet s’était invité après l’avoir été la veille lors d’une réunion publique en présence de la maire socialiste, Johanna Rolland. «L’UMTC (la police métropolitaine des transports en commun, NDLR) a été mise en œuvre relativement vite dès que les événements ont été signalés, non pas avec une présence systématique quotidienne sur ces secteurs, mais en tout cas avec une présence régulière de manière à pouvoir aussi jouer sur l’effet de surprise qui joue également dans l’arrestation de ces jeunes délinquants», avait répondu vendredi Bassem Asseh, premier adjoint à la maire de Nantes en charge de la sécurité, face à ces agressions dont certaines étaient advenues près d’arrêts de bus. «Merci aux enquêteurs pour l’efficacité du travail effectué. Je fais confiance à la justice pour la suite de la procédure. La loi du plus fort n’a pas sa place dans notre société», a-t-il ajouté sur X mercredi soir. 

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

Consultez également la source de cet article : Article source.