
Ces deux femmes ont déposé plainte le 2 octobre pour « harcèlement sexuel par une personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction« , « pression grave afin d’obtenir un acte de nature sexuelle« , « harcèlement moral » et « agression sexuelle« .
« Des mois de pressions et d’humiliations »
Parmi elles, Michèle, 61 ans, ex-directrice du centre culturel Le Baladin, affirme avoir été embrassée de force par le maire de 80 ans lors d’un rendez-vous professionnel à son domicile. « Il m’a saisi les bras très fort, puis m’a embrassée. J’étais figée, incapable de bouger« , témoignait-elle, décrivant ensuite des mois de pressions et d’humiliations au travail avant la fin brutale de son contrat.
Sophie (prénom d’emprunt), ancienne secrétaire du maire, faisait part d’un scénario similaire. Propos déplacés, invitations insistantes, puis « un baiser forcé dans sa voiture, avant de glisser ses mains sur mes cuisses ». « Il m’a dit : ‘Si tu entretiens une relation avec moi, je t’emmènerai dans de beaux endroits, je changerai ta vie. J’étais tétanisée« , se livrait la trentenaire.
Au-delà des faits d’agression, plusieurs agents et élus décrivent un climat de peur et de harcèlement moral institutionnel au sein de la mairie, marqué par des humiliations publiques, du chantage au contrat et de nombreux départs.
Saisie du dossier, l’association SOS Corruption 13 avait transmis un signalement au procureur d’Aix-en-Provence.
Une bonne nouvelle pour les victimes selon SOS Corruption 13
Son président, Jean Sansone, se félicite aujourd’hui que la justice se saisisse enfin de ces faits. « La parole des victimes est prise en compte, et c’est ce qui compte le plus, qu’il s’agisse de harcèlement moral ou d’agressions sexuelles. Désormais, il faut laisser la justice faire son travail. » L’association prévoit d’accompagner les plaignantes sur le plan psychologique et de les informer du déroulement d’une procédure qu’elle décrit comme « forcément longue et éprouvante. » Pour Jean Sansone, les dérives actuelles étaient déjà perceptibles dans le rapport de la chambre régionale des comptes de 2022 : « Tout était en germe dans ce rapport : manque de personnel, rotation permanente, abus de contrats courts… L’audit aurait pu servir de signal d’alerte. On y retrouve les racines du mal.«
Contacté le 3 octobre, Claude Piccirillo niait fermement toute forme de harcèlement ou d’agression. « On entretient la suspicion à mon égard alors qu’il n’y a absolument rien. S’il y avait quelque chose, ils auraient montré des preuves. Tout cela est faux. On tente de toucher à ma dignité parce qu’on ne peut pas s’attaquer à mon bilan”, déclarait-il. Le maire, à la tête de la commune depuis près de trente ans, évoque une « manœuvre politique” orchestrée, selon lui, par des opposants. « Je subis des affronts contre ma personne. Mais s’il faut passer devant la justice, je le ferai. » Nous n’avons pas été en mesure de faire confirmer l’ouverture de cette enquête par le procureur.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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