
Agressé par un ancien employé municipal, le maire de Saint-Dié-des-Vosges Bruno Toussaint a raconté la scène sur RMC. Il ne comprend pas que l’on puisse en venir aux mains.
Un nouveau maire agressé. Celui de Saint-Dié-des-Vosges, une commune de 20.000 habitants dans les Vosges, a été agressé ce week-end par un ancien employé municipal alcoolisé. L’individu, connu au TAJ, le fichier de police judiciaire, a été placé en garde à vue.
C’était un jour de fête à Saint-Dié-des-Vosges, samedi. Tous les habitants étaient dans les rues ainsi que le maire, Bruno Toussaint. « Vers 23 heures, Monsieur est venu directement me voir en me disant ‘t’es content, t’as réussi à me virer’ », raconte l’édileau micro de RMC.
Un ancien employé municipal
L’individu, un ancien employé municipal dont le contrat n’a pas été renouvelé en octobre, invective l’élu qui tente de calmer le jeu, sans succès. « Il a poussé violemment mon épouse, et après il m’a poussé violemment », relate Bruno Toussaint. Les deux hommes s’échangent ensuite des noms d’oiseau. Au bout d’un moment, le maire conclut la discussion: « On va se quitter là pour ce soir. »
Mais l’ancien employé ne veut pas en rester là. « Je suis parti, et il est arrivé derrière moi, un grand coup dans le dos. On a refait 4 mètres, et il m’a donné un grand cou sur l’oreille », témoigne Bruno Toussaint.
Dans la foulée, quatre policiers municipaux interpellent l’individu alcoolisé, qui insulte également les forces de l’ordre. Après cette agression, le maire et son épouse ont porté plainte. « Que ça m’arrive à moi en tant qu’élu, ça ne peut pas se comprendre, en plus qu’on s’en prenne à la famille d’un élu. Je trouve ça complètement abberant », regrette Bruno Toussaint.
« Un élu, il donne de son temps, de sa vie familiale, de sa vie personnelle, et la récompense ce n’est pas d’être agressé, au contraire on respecte la personne, même si on n’est pas d’accord », souligne le maire.
Malgré cette agression, l’élu sera bien présent sur le terrain ce lundi, au contact de ses administrés pour les célébrations du 14 juillet dans sa commune. En 2024, 2.501 agressions d’élus ont été recensées par le centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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