
Leurs auditions ont pris fin lundi 10 août 2026 à la brigade de gendarmerie de Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne) : après 36 heures de garde à vue, un ressortissant bulgare de 42 ans a été laissé libre, mais il est convoqué le 9 février 2027, ainsi que son épouse de 40 ans, pour répondre de violences volontaires aggravées sur la personne de Jean-Michel Baylet, dans l’exercice de ses fonctions d’élu. Un délai de six mois pour ce procès qui ne satisfait pas le maire de Valence.
Ils s’en sont pris à un élu dans l’exercice de ses fonctions : samedi 8 août 2026, en début de soirée, à Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne), un couple de nationalité bulgare résidant dans la commune chef-lieu des Deux-Rives avait agressé le maire, mécontent que Jean-Michel Baylet leur demande de baisser le niveau de la musique dans leur garage, où une fête de famille battait son plein.
Essuyant des coups à la poitrine et aux épaules, et cible de crachats, l’ancien ministre avait déposé plainte dimanche. Le couple, interpellé en flagrance par les gendarmes samedi soir, avait été ramené à la brigade de Valence et placé en garde à vue. Une mesure rapidement levée s’agissant de la femme, âgée de 40 ans, du fait qu’elle a un enfant handicapé à charge.
Son mari, âgé de 42 ans, avait vu sa garde à vue prolongée dimanche soir, sur décision du parquet de Montauban. Son audition a pris fin ce lundi 10 août en fin de matinée. Son épouse a été réentendue librement pour les besoins de l’enquête.
« Six mois pour juger une agression sur un élu, c’est totalement anormal », réagit Jean-Michel Baylet
Le couple est convoqué le 9 février 2027 devant le tribunal judiciaire de Montauban pour répondre de « violences volontaires aggravées commises sur une personne dépositaire de l’autorité publique ».
« Six mois pour juger une agression sur un élu, c’est totalement anormal même si je conçois que les tribunaux sont engorgés par manque de moyens », réagit le maire de Valence.
Pour Jean-Michel Baylet, « quand c’est un élu qui est attaqué dans l’exercice de ses fonctions, il faudrait une réponse immédiate et forte ; là, on n’envoie pas un bon signal. Si le quatuor justice-police-gendarmerie-élus ne fonctionne pas sur le même rythme, nous n’arriverons pas à grand-chose. L’ordre républicain est le fondement de la République », rappelle M. Baylet.
« Je ne lâcherai rien et je continuerai sans faiblir à exercer mes fonctions de maire et d’officier de police judiciaire garant de l’ordre public », conclut le Valencien.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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