
Quatre personnes dont le conseiller municipal de l’opposition (RN) à la mairie de Nîmes ont porté plainte après une agression, ce samedi 26 octobre au soir, à une terrasse d’un café près de la Maison Carrée.
Yoann Gillet, conseiller municipal et conseiller régional (Rassemblement national) et quatre autres de ses camarades ont porté plainte au commissariat de police après une agression, samedi dans la soirée, en centre-ville. Pour sa part, le parquet de Nîmes a confirmé hier l’ouverture d’une enquête de flagrance pour violences aggravées par trois circonstances (en réunion, avec arme et avec préméditation). Les investigations ont été confiées à la Sûreté départementale du Gard.
Cinq plaintes et une enquête en cours
Ce lundi, les policiers nîmois ont poursuivi les investigations avec des auditions et l’analyse des images de la vidéosurveillance.
Selon l’élu du Rassemblement national, les agresseurs (ils seraient six et âgés d’une trentaine d’années) se sont présentés comme étant des « antifas » (des antifascistes, NDLR). « J’étais attablé à une terrasse avec des jeunes militants qui ont rejoint le mouvement décrit Yoann Gillet, lorsqu’ils sont passés. C’était un petit groupe. Ils nous ont menacés et ont crié « “Bonsoir les salopes, c’est nous les antifascistes, on va vous crever”. J’ai aussitôt appelé la police municipale. »
Ils ont foncé sur moi… Ils m’ont appelé par mon nom
Selon l’élu du Rassemblement national, deux minutes plus tard, les agresseurs étaient de retour. « Ils ont crié : “On va vous crever” et ils ont foncé sur moi… Ils m’ont appelé par mon nom. J’ai pris des coups de poing et coups de pied alors que j’étais au sol. » L’élu explique aussi qu’un des agresseurs l’aurait blessé avec une cigarette. Mais il précise que dans la bagarre, le bout incandescent de la cigarette serait tombé. Un jeune homme qui accompagnait l’élu a été blessé à l’arcade sourcilière. « L’enquête avance, déclare Yoann Gillet. J’espère que la justice va se bouger. »
L’élu indique avoir reçu des messages de Jean-Paul Fournier, maire LR de Nîmes, Yvan Lachaud, président de l’agglomération, Sylvette Fayet (PC), Julien Plantier (LR), Valérie Rouverand (LREM) ou encore Françoise Dumas (LREM).
Une fois de plus les milices d’extrême-gauche ont agressé violemment des militants et élus du RN. L’attaque est autant intolérable que la complaisance systématique du pouvoir à l’égard de ces nervis ! Tout mon soutien à Yoann et à nos militants victimes de ces fascistes ! MLP
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) October 27, 2019
Marine Le Pen soutient l’élu
Marine Le Pen La présidente du Rassemblement national a réagi, sur Twitter, à l’agression de Yoann Gillet. « Une fois de plus les milices d’extrême-gauche ont agressé des militants et des élus du RN. L’attaque est d’autant plus intolérable que la complaisance systématique du pouvoir à l’égard de ces nervis ! Tout mon soutien à Yoann et à nos militants victimes de ces fascistes. » La ministre Marlène Schiappa (LREM) a « souhaité un bon rétablissement à Yoann Gillet afin que les débats aient lieu sur le plan des idées, jamais par la violence ». Yvan Lachaud (Nouveau centre), le président de Nîmes Métropole a condamné « l’agression violente, lâche et intolérable que rien ne saurait justifier » dont a été victime l’élu tout en lui adressant son soutien.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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