Un adolescent est mort dans une agression à Romans-sur-Isère dans la nuit du 9 avril 2024. Après une série de faits divers impliquant de jeunes gens, la maire de la ville a directement dénoncé l’inaction du gouvernement.
Six mois après la mort de Thomas à Crépol, la ville de Romans-sur-Isère, dans la Drôme, a de nouveau été le théâtre d’un violent fait divers. Un adolescent de 15 ans est mort après avoir été agressé à l’arme blanche dans la nuit du mardi 9 avril dans le quartier de La Monnaie. Une enquête a été ouverte pour homicide volontaire et selon les premiers éléments rapportés par franceinfo, un « motif futile » et un différent datant de la veille pourraient être à l’origine du drame. La mort du jeune homme survient après une série de violences impliquant des jeunes gens : la mort de Shemseddine à Viry-Châtillon ou encore l’agression de Samara à Montpellier.
La maire divers droite de Romans-sur-Isère n’est pas restée muette face à cette nouvelle affaire. Marie-Hélène Thoraval n’a « absolument pas [été] étonnée de ce qui s’est passé hier soir », a fait savoir la municipalité au lendemain du drame dénonçant « une montée en puissance de la violence » visible « depuis de nombreux mois » comme le rapporte France 3. L’édile qui avait déjà pointé une forme d’ »ensauvagement » après le drame de Crépol a indiqué au Dauphiné Libéré constater « une effroyable banalisation de la violence et la répétition de faits qui n’ont rien de faits divers mais traduisent une inquiétante dérive de la violence dans notre société ». « Le constat que j’avais fait après le drame de Crépol sur l’ensauvagement d’une certaine jeunesse reste malheureusement tristement d’actualité », a-t-elle ajouté dans un discours au ton plus politique.
Silence de « celles et ceux qui sont censés nous gouverner »
S’adressant aux autorités et surtout au gouvernement, la maire a regretté l’absence d’avancées et des nouvelles mesures adaptées : « Au-delà des belles déclarations, je veux dire avec force que rien n’avance et que les élus, au plus proche de la réalité du terrain, restent si peu écoutés par celles et ceux qui sont censés nous gouverner. Il y a pourtant urgence ». Car, pour l’élue, la situation pourrait encore empirer « si on continue à considérer ces événements comme des faits divers ».
« Il faut des réponses qui correspondent à ce niveau de délinquance », avait déjà estimé l’édile sur BFMTV en novembre après le meurtre de Thomas et les manifestations d’ultradroite qui avaient été organisées dans la foulée. Si elle rappelait que des mesures avaient été mises en place et des investissements faits dans le quartier de La Monnaie, elle les jugeait insuffisants : « Force est de constater que par rapport à la situation de ces quartiers, et qui est vraie dans un nombre extrêmement important de villes au niveau national, (…) on arrive à un niveau de délinquance qui appelle d’autres formes de réponses ». Et la situation a, selon elle, peu changé dans ce « quartier sensible » de Romans-sur-Isère : « Depuis le drame de Crépol, la situation, au regard des arrestations opérées, était un peu plus apaisée. Mais il y avait toujours une certaine forme de tension. Une tension sourde ».
Si Marie-Hélène Thoraval a livré son analyse et tiré la sonnette d’alarme sur la montée des violences, elle a refusé de commenter l’affaire ou l’enquête, laissant au procureur de la République de Valence le soin de communiquer. La maire qui s’était montrée plus prolixe après la mort de Thomas à Crépol avait été prise pour cible et reçu plusieurs menaces de mort. L’édile a toutefois adressé ses pensées et son soutien à la famille du jeune décédé le 9 avril.
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Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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