Le 3 février dernier, une dizaine de commerçants et d’artisans de Saint-Corneille (Sarthe) ont reçu la lettre d’un corbeau.
Dans cette missive anonyme, l’auteur s’en prend au maire de la commune et à son épouse.
Après plusieurs mois d’investigations, l’enquête a été classée, et le nom du corbeau reste un mystère.
« Un maire qui pète plus haut que son c.. » , « un bourgeois qui commande tout seul », « avec sa bourgeoise qui a besoin de régime avec son gros c.. », « Il voulait être maire pour arrondir sa retraite car il a une retraite de merde« … Le contenu de la lettre reçue par voie postale par une dizaine d’artisans et de commerçants de Saint-Corneille, au nord-est du Mans dans la Sarthe, ne fait pas dans la dentelle.
Dans cette missive dactylographiée et anonyme arrivée dans les boîtes aux lettres le 3 février dernier, deux personnes sont visées : le maire de la commune, Michel Pré et son épouse. « Ça fait 36 ans que je suis maire de cette commune de 1600 habitants et il ne m’était jamais arrivé ce genre de choses, mais je suis un homme public et j’assume, c’est pas maintenant qu’on va m’inquiéter », confie l’édile à TF1info ce vendredi 31 mai.
C’est un artisan qui l’a alerté en février dernier sur ces missives. « Il venait de recevoir la lettre. Je n’ai rien dit à ma femme, j’ai voulu la préserver. Qu’on s’en prenne à elle, je n’ai pas supporté. Et quand elle est allée acheter du pain, la boulangère, qui avait aussi reçu le courrier, lui a dit. J’ai tout de suite déposé plainte pour savoir qui avait fait ça », ajoute-t-il, encore ému et alors que les agressions physiques et verbales envers les élus sont en hausse.
Des investigations sont menées
Immédiatement, les gendarmes ont entamé des investigations pour tenter de démasquer le corbeau alors que le maire s’est fendu d’une réponse à son assaillant intitulée : « Alerte au village, un corbeau s’en prend aux corneilles ». Il y regrette notamment la lâcheté de l’individu qui a choisi la discrétion et l’anonymat plutôt que de venir lui dire ses pensées à face l’hôtel de ville et y dénonce les propos « outrageux » tenus à son égard et celui de sa femme.

« Nous sommes 1600 habitants environ mais certaines phrases du courrier laissent à penser que l’auteur ou l’autrice de la lettre était présent(e) aux vœux en début d’année où nous n’étions qu’une centaine », pointe l’élu. Ce dernier, qui n’a pas d’idée précise sur qui pourrait avoir écrit le courrier, sait aussi que les enquêteurs ont entendu une personne dans le cadre des investigations menées, mais que les éléments recueillis pendant les auditions n’ont pas été concluants. « Moi, je veux vraiment savoir qui a écrit ça. Il n’y a pas de menaces de mort, certes, mais des insultes gratuites que l’on ne peut accepter, alors oui, je veux, pour moi et mon épouse, savoir qui c’est », insiste Michel Pré.
Les espoirs du maire viennent-ils d’être perdus ? Dans un article publié jeudi soir, France bleu annonce que la gendarmerie a clôturé l’enquête, sans avoir jamais trouvé le corbeau. Une information que Michel Pré, qui n’avait pas été informé de la décision, s’est fait confirmer par les enquêteurs. « On vient de m’apprendre que l’enquête a été clôturée le 13 mai dernier sans m’en informer », commente-t-il, déçu. « Les gendarmes m’ont dit aussi qu’au moindre indice, au moindre élément nouveau, l’enquête serait rouverte. Car si je n’espère pas de nouveau courrier, c’est certain, j’aimerais bien savoir qui a rédigé le premier », conclut l’élu.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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