
L’inspection d’une unité de gendarmerie est l’occasion de faire un bilan statistique de l’année écoulée avec les militaires. C’était le cas vendredi 28 février 2025 à Falaise (Calvados), sous l’égide de la commandante, Sigrid Verron, et du major Alain Brochard.
On fait le point sur les objectifs qui étaient à atteindre et on se fixe ceux à atteindre pour l’année en cours.
» En 2023, on avait constaté au sein de la compagnie une recrudescence des cambriolages « , observe Sigrid Verron. Du coup, en 2024, des dispositifs sont nés, avec la présence d’un responsable au niveau de la brigade de recherche et des militaires dévoués à travailler dessus.
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La cheffe d’escadron prend un exemple : un cambriolage à Villers-Canivet. » Pour résoudre une affaire, deux éléments efficaces : l’enquête de voisinage plus la police technique et scientifique « , précise Sigrid Verron qui confirme, par ailleurs, la pertinence de la vidéoprotection. » Pour les élus, c’est un plus pour empêcher les incivilités « .
309 atteintes aux biens
Concernant les atteintes aux biens, tant les cambriolages que les dégradations de biens, le résultat est stable avec 309 faits contre 301 en 2023.
Pour ce qui est des atteintes volontaires à l’intégrité physique, il y a une baisse d’environ 17%. Cela représente 193 faits contre 232 l’année précédente.
La gendarmerie forme les maires
Depuis 2023, le ministère de l’Intérieur a mis en place un dispositif spécial auprès des maires et élus, suite à de trop nombreuses agressions. « C’est le Calae, le centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus », confie le commandant Frédéric Martin, de la compagnie de Nogent-le-Rotrou.
En 2022, il y a eu « une hausse de 32 % des plaintes et signalements de maires agressés ». Il fallait réagir. Le Calae comprend donc un pack sécurité avec « un ensemble de mesures. Comme le recueil de plainte simplifié, nous nous déplaçons à la mairie. On sait que les maires sont débordés, si on peut leur faciliter la tâche ».
Il peut également être mis en place une « inscription au SIP (Sécurité intervention et protection, NDLR). Ainsi sa vigilance est renforcée, et surtout cette profession est enregistrée comme menacée ».
Les maires peuvent aussi bénéficier de « formation et sensibilisation au groupement de gendarmerie. Il y a une session par an, c’est sur la base du volontariat ».
En Eure-et-Loir donc, et en Sarthe également. « On appelle ça la ‘désescalade’, souvent on couple avec une visite du centre opérationnel pour qu’ils voient comment l’on fonctionne », renseigne le commandant Thomas Hervioux de la compagnie de Mamers.
Dans certains cas les plus extrêmes, les maires peuvent être équipés d’un bouton d’appel. « C’est un bracelet, des numéros d’urgence y sont enregistrés. Et nous pouvons intervenir très rapidement. »
Selon nos informations, (au moins) un maire du territoire en est équipé. « Les agressions d’élus sont un thème que je prends très au sérieux », conclut le gendarme Martin.
Concernant le nombre de victimes des violences intrafamiliales, la baisse est d’environ 5% : 117 faits contre 131 en 2023. » Le but est de traiter rapidement, dans les plus brefs délais « , mentionne Sigrid Verron.
Des trafics de stupéfiants démantelés
La brigade s’engage dans la lutte contre les stupéfiants. Des trafics ont été démantelés en 2024. » La plus grosse activité est à Falaise, la plus grande ville. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien ailleurs « , poursuit Sigrid Verron.
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Pour ce qui est de la conduite sous stupéfiants, » nous avons eu un volume égal entre 2023 et 2024. 14 ont été relevées « , selon la commandante.
En termes d’accidentalité, il y a eu 11 accidents corporels en 2024 contre 8 en 2023. Il y a eu 2 morts en 2024 contre 1 en 2023. Au niveau des alcoolémies, il y a eu 25 cas en 2024 contre 29 en 2023.
Main dans la main avec la police municipale
Quels sont les objectifs fixés en 2025 ? » Parfaire la présence sur le terrain. On a la chance d’avoir une police municipale. On multiplie les actions de coordination via des contrôles de vitesse. L’idée est de travailler ensemble et d’assurer un continuum de sécurité. Il faut montrer à la population qu’on travaille main dans la main pour faire baisser la délinquance locale « .
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Pour le major Brochard, la feuille de route est tracée.
Il faut concrétiser et mettre en place des dispositifs contre les trafics de stupéfiants et les violences intrafamiliales.
Des actions de prévention sont réalisées au sein des écoles. Dernièrement, au Dame (dispositif d’accompagnement médico-éducatif). » Il y avait 60 jeunes qui ont vu plusieurs thématiques. Le retour a été très positif « , mentionne Sigrid Verron.
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En 2024, en termes d’organisation, les gendarmes ont été pleinement investis avec le passage de la flamme olympique à Falaise, les Jeux Olympiques et Paralympiques sans oublier les commémorations du 80e anniversaire. En 2025, ils seront mobilisés les 9 et 10 juillet pour le Tour de France. » C’est un bel événement. Le secteur de Thury-Harcourt Le Hom sera concerné « , conclut Sigrid Verron.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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