, Violences faites aux femmes : en ruralité, les élus en première ligne

Violences faites aux femmes : en ruralité, les élus en première ligne

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La lutte contre les violences faites aux femmes, c’est la grande cause du mandat 2020-2026 de l’AMF (association des maires de France) de Haute-Loire, rappelle son président, Bernard Souvignet. Alors au vu du nombre de victimes prises en charge, et de son évolution, l’association a souhaité organiser, en partenariat avec le Centre d’information sur le droit des femmes et des familles de Haute-Loire, une conférence à ce sujet. 

Un rôle déterminant… et pourtant

En effet, celui-ci souligne le rôle des élus locaux dans la prévention, mais aussi la détection et la prise en charge de ces violences. Des propos repris par la directrice du CIDFF en retrait de la conférence : « Les élus ont une action de proximité sur leur territoire, ils connaissent bien leurs administrés et peuvent avoir un rôle aussi déterminant pour faire le lien avec les forces de l’ordre ou orienter vers un accompagnement spécialisé. »

C’est pourquoi l’association a tenu à les sensibiliser, pourtant, cet après-midi, sur l’ensemble des élus invités, seule une quarantaine était inscrite, et en grande majorité des femmes. 

Ceux qui ont répondu présents, ont alors assisté à une conférence organisée selon trois temps forts. D’abord, une session plutôt théorique, qui a permis de comprendre ce que sont les violences conjugales, de manière à les appréhender au mieux. Car oui, les violences conjugales restent encore peu ou mal comprises. 

De multiples acteurs pour de meilleures solutions

Est ensuite venu le temps d’une table ronde autour de la prise en charge et de l’accompagnement des victimes de violences. C’est là que l’implication de chacun est nécessaire, pour que les solutions se renforcent et se multiplient. 

En ce sens, la gendarmerie et la police étaient présentes pour évoquer le rôle des forces de l’ordre, de même que le sous-préfet d’Yssingeaux, Fabrice Bonicel, représentait l’État. Le CIDFF était représenté en tant qu’acteur associatif, et une intervenante sociale en commissariat et gendarmerie (ISCG) expliquait, elle aussi, l’importance de son travail. 

Tout en répondant aux questions des élus, ils ont développé les actions mises en place par chaque institution. À commencer par le sous-préfet d’Yssingeaux, référent « violences » au sein du corps préfectoral, qui rappelait que « la lutte contre les violences faites aux femmes est, depuis 2017, la grande cause nationale. »

« 16 téléphones « grave danger » délivrés en Haute-Loire »

Il poursuit en rappelant tous les dispositifs mis en place par l’État ces dernières années pour répondre à la détresse des femmes en danger, parmi lesquelles la création d’un « bracelet anti-rapprochement » ou encore d’un « téléphone grave danger ». Selon le sous-préfet, 5 700 téléphones de ce type ont été délivrés en France en un an (depuis le grenelle du 8 mars 2023), dont 16 en Haute-Loire. 

Ce sont des dispositifs qui, selon le site du ministère de la Justice, « ont vocation à prévenir les nouvelles violences que pourrait subir la victime de viol ou la victime de violences conjugales du fait de son conjoint ou ancien conjoint, concubin ou partenaire, lié par un pacte civil de solidarité. Le dispositif peut être attribué à tous les stades de la procédure, y compris durant des phases où l’action publique n’a pas été mise en mouvement. »

Cet appareil est un téléphone portable disposant d’une touche dédiée, permettant à la victime de joindre le service de téléassistance, peu importe le jour, peu importe l’heure. Elle est alors immédiatement géolocalisée, et mobilise immédiatement une intervention des forces de l’ordre.

Prochainement une Maison des femmes en Haute-Loire

Le projet reste encore flou, mais fait partie de la récente obligation de créer une Maison des femmes dans tous les départements français. L’une d’elles devrait prochainement sortir de terre, rattachée au centre hospitalier Émile Roux du Puy-en-Velay, et associée aux organisations déjà existantes, dont le CIDFF.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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