La fille d’André Mondange, maire agressé à Avignon, dénonce le caractère raciste de l’agression

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FAITS DIVERS – André Mondange avait défendu sa fille métisse avant de se faire tabasser. Dans une vidéo publiée mardi 26 décembre sur Tiktok, Naomi Mondange, fille du maire PCF de Péage-de-Roussillon (Isère), a dénoncé les propos racistes tenus par les agresseurs de son père à son égard.

« J’aimerais prendre la parole sur les évènements qui se sont déroulés dans la nuit du 21 au 22 décembre à Avignon », débute la jeune femme de 21 ans, dans la séquence ci-dessous. Elle raconte ensuite qu’elle était installée dans un bar avec sa famille, pour fêter la soutenance de thèse de son cousin, lorsque deux individus « de prime abords tout à fait sympathiques » sont venus leur parler.

Mais la discussion dérape rapidement sur « l’appartenance politique de mon père », relate-t-elle, avant de poursuivre : « l’un des deux individus m’a ensuite fait part de la haine qu’il éprouvait pour les personnes de gauche, tout en enchaînant avec des propos racistes à mon égard, remettant en cause ma légitimité à être en France et en exprimant le dégoût qu’il avait à l’idée que mon père se soit uni à une femme noire ».

« Derrière cette attaque sur un élu, le motif est raciste »

La jeune femme indique également que l’auteur des propos racistes « a revendiqué son appartenance politique, nationaliste et identitaire » et a porté un « coup de bouteille » au visage de sa cousine, assise à côté d’elle. Et conclut : « n’oublions pas que derrière cette attaque sur un élu, le motif est raciste ».

André Mondange avait, lui aussi, mis en cause dimanche de jeunes « nationalistes », appartenant à la mouvance Génération Identitaire. « Cela doit nous alerter sur la dangerosité de l’extrême droite et de la montée du racisme qui n’est pas une opinion mais un délit. Il n’existe pas d’extrême droite respectable », avait-il tancé.

Cette nouvelle agression d’élu a suscité de nombreuses condamnations politiques, de droite comme de gauche. « Le motif ? être de gauche et avoir une fille métisse. Les loups sont lâchés et se croient désormais légitimés par la force du RN et l’abdication du pouvoir », a écrit sur X (ex-Twitter) le dirigeant du parti socialiste Olivier Faure. Selon le président de l’Association des maires de France et maire LR de Cannes David Lisnard, « une fois encore, un maire fait face à un déchaînement de violence, y compris contre ses proches. Les agresseurs doivent comprendre que de tels actes ne seront plus jamais impunis ». Selon le ministère de l’Intérieur, les agressions envers les élus devraient augmenter de 15 % en 2023, après une hausse de 32 % l’an dernier.

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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