«Mayotte est au bord du précipice» : les élus mahorais dépassés par une violence de plus en plus hors de contrôle

Les élus de Mayotte ont de nouveau dénoncé la montée de la violence dans le 101e département français. Une insécurité qui a poussé des habitants à prendre certaines initiatives.

La tension monte de plus en plus à Mayotte. Souvent enclin à des problématiques liées à l’énergie, le 101e département français traverse actuellement une importante période de violence, sur fond d’immigration illégale.

Face à cette situation, que les forces de l’ordre peinent parfois à contrôler, des barrages paralysant la circulation ont été érigés ce dimanche et lundi par des manifestants protestant contre l’insécurité et la présence sur l’île de réfugiés.

Sur demande du préfet de Mayotte, Thierry Suquet, les forces de l’ordre ont entamé le démantèlement de ces barrages. Une opération qui a suscité la colère des manifestants, mais aussi des élus.

«Je demande le départ du préfet», a exigé Estelle Youssouffa, députée LIOT de Mayotte, qualifiant Thierry Suquet de «pompier-pyromane», qui, selon elle, «envoie les blindés sur la population pacifique, mais n’a pas ce courage face aux criminels et délinquants».

«Mayotte est un Crépol hebdomadaire»

Une insécurité croissante qui inquiète grandement les élus du département. Interrogé par CNEWS, Mansour Kamardine, député LR de Mayotte, a considéré que l’île était «au bord du précipice», apportant son soutien aux forces de gendarmerie présentes sur place.

Le député a fustigé cette violence, qui a coûté la vie à plusieurs jeunes, tout en reconnaissant le travail que tente de faire le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin. «Mayotte, c’est un Crépol hebdomadaire, trois jeunes ont été tués gratuitement ces dernières semaines depuis la venue d’Elisabeth Borne. Gérald Darmanin doit bien être le seul à se rendre compte que Mayotte est Française», a-t-il considéré.

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Alors qu’aucune «opération Wuambushu 2» ne semble être dans les tuyaux, Mansour Kamardine s’inquiète du calendrier chargé en termes de sécurité, avec «l’important dossier des Jeux olympiques», qui pourrait empêcher l’exécutif d’agir à Mayotte.

D’un ton ferme, le député exhorte le gouvernement à «prendre ses responsabilités». «L’État doit enfin accepter de considérer Mayotte pour ce qu’elle est, le 101e département de France. Il doit se dire qu’il a la même obligation de sécurité envers les Mahorais qu’envers n’importe quel autre territoire de la République».

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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