«On s’en fout que tu sois maire !» : un élu violemment agressé après avoir demandé à un conducteur de ralentir

, «On s’en fout que tu sois maire !» : un élu violemment agressé après avoir demandé à un conducteur de ralentir

Stéphane Ramond, maire depuis quelques mois à la tête de Beaumont-sur-Sarthe, a été blessé au visage et a déposé plainte avant que le suspect ne se rende aux gendarmes.

Stéphane Ramond, maire récemment élu de Beaumont-sur-Sarthe (Sarthe), a été violemment agressé jeudi en plein centre-ville après avoir interpellé un automobiliste dont il jugeait la conduite dangereuse. L’élu, qui souffre de plusieurs contusions, a déposé plainte avant que son agresseur présumé ne se présente de lui-même aux gendarmes.

La scène s’est déroulée dans l’après-midi, rue Albert-Maignan, où Stéphane Ramond tient un magasin d’entretien et de réparation de vélos. Selon le récit livré par l’édile à France 3, il a d’abord vu un véhicule passer «en trombe» devant sa boutique, avec des pneus qui auraient crissé alors que plusieurs piétons se trouvaient à proximité. Une quinzaine de minutes plus tard, la voiture est repassée et s’est arrêtée non loin du commerce.

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Habitué à rappeler à l’ordre les conducteurs dans sa commune, le maire a alors décidé d’aller à leur rencontre. «Ça m’arrive souvent de reprendre des personnes sur leur vitesse alors j’y suis allé et je me suis présenté», a-t-il expliqué à nos confrères. Mais l’échange a rapidement dégénéré. D’après son témoignage, le conducteur serait passé derrière lui avant de lui porter un coup au visage. «Il m’a dit : on s’en fout que tu sois maire !», a rapporté Stéphane Ramond.

Retrouvailles à la gendarmerie

Projeté au sol devant plusieurs témoins, l’élu a été secouru par des personnes présentes sur place. Il présente des contusions au visage et au coude ainsi que des douleurs aux cervicales, mais a assuré que son état de santé n’était pas préoccupant. Les deux occupants du véhicule, âgés d’une trentaine d’années, ont ensuite quitté les lieux. Le maire a finalement retrouvé son agresseur présumé quelques heures plus tard, qui s’est rendu à la gendarmerie alors que l’édile se trouvait dans la même bâtiment pour déposer plainte. «Sur le coup quand je l’ai vu, j’ai un petit peu paniqué. Mais les gendarmes ont tout de suite très bien réagi et m’ont mis dans une salle à l’écart», a-t-il confié au média local.

L’homme, qui s’est présenté spontanément aux forces de l’ordre, devait être jugé ce vendredi en comparution immédiate par le tribunal judiciaire du Mans. Sur les réseaux sociaux, la mairie de Beaumont-sur-Sarthe a apporté son soutien à l’élu, tout comme de nombreux habitants. «Ça fait seulement 3 ou 4 mois que je suis maire… Je n’aurais jamais pensé vivre ça», a déclaré Stéphane Ramond, estimant toutefois que cet épisode renforçait «sa volonté de poursuivre (son) engagement au service de (sa) commune».

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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