
Stéphane Ramond, maire de Beaumont-sur-Sarthe, a été violemment agressé au niveau du visage le jeudi 23 juillet après avoir fait une remarque à un conducteur sur sa conduite particulièrement dangereuse.
Stéphane Ramond, le maire nouvellement élu de Beaumont-sur-Sarthe, a été victime d’une agression physique et verbale jeudi 23 juillet vers 14h30, rapporte France 3. L’élu se trouvait dans son magasin de réparation de vélos, rue Albert-Maignan, lorsqu’il a vu passer un véhicule à vive allure. En allant réprimander le conducteur, Stéphane Ramond s’est présenté. Le conducteur lui a alors asséné un violent coup au visage, déclarant : « on s’en fout que tu sois maire ! ».
Projeté au sol devant de nombreux témoins, l’édile souffre de contusions au visage et au coude, ainsi que de douleurs aux cervicales, précisent nos confrères. Les deux occupants du véhicule, âgés de la trentaine, ont ensuite pris la fuite. D’après le maire, le passager paniqué aurait demandé à l’agresseur, qu’il pense être son frère : « mais qu’est-ce que t’as fait ? ».
Hausse des agressions contre les élus
Alors que Stéphane Ramond déposait plainte à la gendarmerie ce jeudi vers 18 heures, l’agresseur s’est présenté de lui-même aux forces de l’ordre. D’après les informations de nos confrères, le suspect doit être jugé en comparution immédiate par le tribunal judiciaire du Mans ce vendredi 24 juillet à 14 heures.
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L’élu, soutenu par sa mairie et les habitants sur Facebook, a confié : « Ça fait seulement 3 ou 4 mois que je suis maire… Je n’aurais jamais pensé vivre ça ». Cette attaque vient « renforcer ma volonté de poursuivre mon engagement au service de notre commune », a conclu Stéphane Ramond.
Cet événement vient corroborer les chiffres de ces dernières années. Car, non seulement de plus en plus de maires sont agressés, mais ces agressions sont de plus en plus violentes. Ainsi, en 2024, 2 501 élus locaux ont été victimes d’agissements — verbaux ou physiques — similaires. Il s’agit principalement de maires et de leurs adjoints. Malheureusement, force est de constater que depuis des années, ce chiffre est en constante hausse.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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