
Le ton est légèrement monté lors du dernier conseil municipal de Castelnaudary, lundi 29 juin 2026. Alors qu’une délibération concernant l’aide à l’implantation commerciale était présentée, le chef de file de l’opposition, Jean-Baptiste Mouton, a interpellé l’assemblée. La raison : deux agressions, dont l’une à l’encontre d’un commerçant, qui se sont déroulées sur la place de Verdun, le week-end des 27 et 28 juin. « Ce matin, en ouvrant ma boîte mail, j’ai ouvert un message de commerçants du centre-ville qui m’ont demandé d’intervenir ce soir », contextualisait-il avant de lire celui-ci. Avant que le maire, Philippe Greffier, ne lui réponde.
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Un commerçant agressé
Le message reçu par l’élu d’opposition – et transmis à Voix du Midi Lauragais – évoque l’inquiétude de commerçants à la suite d’une agression physique à l’encontre du gérant d’une boutique située sur la place de Verdun. « Il a reçu plusieurs coups et il est en état de choc. Je l’ai moi-même rencontré et j’ai été choqué devant l’état alarmant de ce monsieur. Il a été agressé durant 40 minutes sans que personne n’intervienne. Il m’a dit en pleurant qu’il avait vu sa vie défiler », indiquait Jean-Baptiste Mouton. Contactée par Voix du Midi Lauragais, la victime, encore bouleversée par cet événement, ne souhaite pas témoigner.
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Un homme armé menace quatre personnes
Le message adressé à l’élu de l’opposition évoque également une seconde agression, impliquant cette fois-ci une personne armée. Selon nos informations, la gendarmerie de Castelnaudary est en effet intervenue dimanche dernier à la suite d’un signalement concernant des faits de menaces avec arme et d’injures à caractère raciste.
Selon une source proche de l’enquête, un homme se disant « importuné par le passage de quatre individus dans la rue » les aurait interpellés depuis son domicile en leur demandant de faire moins de bruit, avant de regagner son habitation.
Quelques instants plus tard, l’intéressé serait ressorti à sa fenêtre muni d’une arme de poing, tout en proférant des injures à caractère raciste à l’encontre des personnes. Craignant pour leur sécurité, ces dernières ont immédiatement pris la fuite et ont alerté la gendarmerie.
« Ces événements suscitent une vive inquiétude et ouvrent une réflexion sur les questions de sécurité, de violence et de tranquillité publique sur ce secteur », dénonçait alors Jean-Baptiste Mouton.
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L’opposition demande une commission sécurité
Dans ce cadre, le chef de file de l’opposition a de nouveau réclamé – une première demande avait été formulée le 17 avril dernier – la création d’une commission sécurité réunissant élus, commerçants et « acteurs locaux impliqués ».
Nous allons voter ce soir une aide au commerce, ce qui est une très bonne chose, mais nous sommes convaincus qu’aucune politique de soutien économique ne pourra produire pleinement ces effets si nous ne garantissons pas dans un même temps un environnement sûr et serein à celles et ceux qui travaillent et qui investissent dans notre commune.
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Évolution de la police municipale
Avant de répondre, Philippe Greffier, maire de la commune, a souhaité faire un rappel au règlement après avoir demandé à son opposant de rendre le micro : « Si vous aviez lu le règlement que vous avez voté en début de séance, vous comprendriez que cette question n’a pas à être posée ce soir mais 48 heures avant le conseil municipal. Mais je vais répondre de par ma grande magnanimité et parce que c’est un sujet d’actualité malgré tout. »
Le premier édile a tenu à souligner les évolutions en termes de sécurité concernant le secteur de la place de Verdun. « On a déployé des caméras de vidéosurveillance et nous avons travaillé avec les commerçants sur la mise en place de la Police municipale et l’élargissement des créneaux. » En effet, depuis près d’un an, les agents sont sur le terrain de 7 h à 19 h, et ils sont deux à être présents entre midi et deux.
On va bientôt tirer le bilan de cette première année, avec les commerçants, toujours, car on ne bosse pas en laboratoire. Toutes les évolutions sont étudiées avec eux, on se parle directement et librement. Quand ils rencontrent une difficulté, ils nous le disent.
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Des chiffres de la délinquance « favorables »
Le premier édile a aussi rappelé que les chiffres de la délinquance ont été jugés comme « favorables » sur la ville de Castelnaudary lors de l’inspection de l’unité de gendarmerie, mardi 19 mai dernier. En effet, une baisse de la délinquance générale et des atteintes aux biens – et notamment des cambriolages – a été observée lors de cette inspection. « On ne peut pas dire qu’il ne se passe jamais rien à Castelnaudary. Mais cette évolution a été saluée. On reste organisés, vigilants et réactifs », terminait le maire.
Philippe Greffier n’a toutefois pas signifié s’il donnerait suite ou non à la demande de son opposant de créer une commission sécurité. Interpellé en fin de séance par Voix du Midi Lauragais qui souhaitait évoquer avec lui ce sujet et d’autres délibérations votées lors de ce conseil municipal, le maire était visiblement pressé de quitter la salle et nous a fait comprendre qu’il n’avait pas l’intention de répondre à notre sollicitation.
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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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