
Son mandat de maire n’aura pas duré bien longtemps. À Moncontour, dans les Côtes-d’Armor, Olivier Pellan a été élu dès le premier tour des élections municipales avec 53,19 % des voix. Mais moins de deux semaines plus tard il a déjà donné sa démission, rapporte Ici Armorique.
Dans un communiqué publié le 27 mars, l’association des Maires et Présidents d’EPCI des Côtes-d’Armor a fait part de son « choc » et a donné les raisons de son départ : « Il a fait l’objet d’attaques à l’encontre de son domicile et de son véhicule personnel. » L’association « appelle à une réponse répressive systématique et exemplaire », qualifiant ces faits « d’inadmissibles à l’encontre d’un élu de la République. »
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Au lendemain de son conseil d’installation, dans la nuit du 21 au 22 mars, l’homme qui est aussi sapeur-pompier volontaire a vu son domicile tagué du nombre « 30 000 » ainsi que de l’inscription « Maire OGEC ». Il s’agit là de l’Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique qui gère l’école de la Providence située dans le village de 700 habitants.
« C’est une référence à une subvention que j’ai allouée à une école privée. Beaucoup de personnes ne sont pas en accord avec cette subvention », rapporte Olivier Pellan à ICI Armorique. « On était sous le choc, c’est inacceptable », a-t-il ajouté. Après cela, il a déposé plainte et une enquête est désormais en cours.
« C’est pas parce qu’on est élu qu’on doit subir des agressions »
Mais ça ne s’est pas arrêté là. Le jeudi 26 mars, l’élu retrouve son véhicule vandalisé sur le parking de la mairie. « Il avait été rayé (…) On s’acharne encore. J’ai porté plainte samedi matin à la gendarmerie de Moncontour », révèle l’ancien élu. Au lendemain de ce deuxième événement il a donc décidé de présenter sa démission au préfet. « On ne peut pas travailler dans de telles conditions. Je dois protéger ma famille et mon couple. On ne sait pas de quoi les gens sont capables », déplore Olivier Pellan.
Le secrétaire général de l’AMF 22, Xavier Hamon, assure : « C’est la première fois que je vois la démission d’un collègue maire dans un délai si court. On ne peut pas subir de tels agissements une semaine après avoir été élu, c’est inadmissible. C’est une décision de protection, pour se protéger soi-même. Un engagement public ne devrait pas venir porter atteinte à la vie privée. »
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Et d’ajouter que « quand on s’engage pour le bien commun de sa commune, en tant qu’élu, on est papa, maman, comme tout le monde. C’est pas parce qu’on est élu qu’on doit subir des agressions ». La mairie a appelé à un rassemblement ce lundi 30 mars à 18 heures « pour une action de soutien à la démocratie ». Celui qui est désormais l’ancien maire de Moncontour devrait y prendre part.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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