
Le 27 mars, 12 jours après son élection, le maire de Moncontour, Olivier Pellan, a annoncé rendre son écharpe tricolore. En l’espace de quelques jours, il a été agressé deux fois.
Son mandat n’aura tenu que douze jours. Vendredi 27 mars, Olivier Pellan a annoncé démissionner de son poste de maire de Moncontour (Côtes-d’Armor), a fait savoir ICI Armorique. L’édile, qui réside dans cette petite commune de 738 habitants depuis 25 ans, avait pourtant été élu dès le premier tour des municipales 2026 avec 53,19 % des voix.
Mais voilà : le 22 mars 2026, une semaine jour pour jour après son élection, le maire de Moncontour avait découvert des inscriptions sur son domicile, sur ses volets et dans sa cour. L’élu avait déposé plainte.
Puis quatre jours plus tard, le 26 mars, c’est sa voiture qui aurait été rayée. Sur la page Facebook de la commune, un appel à témoins est lancé. Le message dénonce « un nouvel acte de vandalisme » avant de rappeler que « de tels agissements sont intolérables. »
Cette dernière agression était toutefois la goutte de trop, pour Olivier Pellan. Quelques heures plus tard, l’élu adressait une lettre de démission au préfet des Côtes d’Armor. « On ne peut pas travailler dans de telles conditions. Je dois protéger ma famille et mon couple. On ne sait pas de quoi les gens sont capables », écrit-il. Une requête que le préfet a acceptée, ce samedi 28 mars.
« Ce n’est pas normal »
Auprès de France 3 Bretagne, le secrétaire général de l’association des maires de France des Côtes d’Armor a partagé son désarroi. « Ces agressions c’est une véritable attaque à la démocratie, dénonce Xavier Hamon. Les électeurs peuvent exprimer leur choix ou leur vote à travers les élections, peut-être qu’il y a un refus ou une non-acceptation des résultats des élections, mais ça s’appelle la démocratie et venir attaquer les élus et les symboles de la démocratie française, ce n’est pas normal. »
L’AMF a vu les actes de violences envers les maires augmenter, ces dernières années, et demande donc une véritable protection pour les élus.
La mairie appelle à un rassemblement lundi 30 mars : « Suite aux événements actuels, nous vous donnons rendez-vous devant la mairie lundi 30 mars à 18 h pour une action de soutien à la démocratie », lit-on sur Facebook. L’ex-maire affirme qu’il sera présent lundi au rassemblement devant la mairie de Moncontour.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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