
« J’en appelle à la responsabilité des élus de la majorité. Au regard des faits extrêmement graves constatés, j’espère qu’ils auront un sursaut et qu’ils enlèveront leur confiance à Yves Foulon », réagit Vital Baude auprès d’actu Bordeaux, après l’agression dont il a été victime en marge du premier tour des élections municipales à Arcachon (Gironde), le 15 mars 2026.
À lire aussi
Le candidat écologiste, dont la liste a recueilli (20,45%), a été violemment pris à partie par le maire sortant, dont la liste a été largement réélue dès le premier tour (66,51%). Yves Foulon l’a injurié et menacé physiquement alors que Vital Baude faisait l’objet d’un reportage du média Vakita. Un micro-cravate a pu enregistrer la scène.
« Vous êtes un enculé (sic), je vais trouver dans votre vie personnelle, ça va être terrible pour vous », entend-on dire notamment le maire LR, passablement énervé que son opposant politique ait rendu public une affaire immobilière dans laquelle il est impliquée. Les noms d’oiseau fusent et les menaces aussi.
« Il faut une conséquence »
Les élus municipaux se réunissent pour la première délibération du conseil municipal ce vendredi 20 mars, où ils seront appelés à élire leur maire. Pour Vital Baude, les membres de la liste d’Yves Foulon, largement majoritaires dans l’assemblée communale, doivent sanctionner ce dérapage et voter pour quelqu’un d’autre. « Il faut une conséquence à ce qu’il a fait », plaide l’élu écologiste.
À lire aussi
Ce dernier dit vivre « des montagnes russes » depuis quelques jours. « C’était extrêmement violent. Si je n’avais pas eu ce micro et sans caméra pour filmer la scène, je n’avais rien à produire pour la justice et juste ma tête pour m’inquiéter, à me demander comment il allait mettre à exécution ses menaces envers ma famille. C’est un tourbillon. Je fais confiance à la justice pour clarifier. »
L’élu EELV a déposé plainte pour injures, menaces et violences sans ITT. De son côté, Yves Foulon s’est fendu d’un communiqué où il dénonce « un coup monté ». « Personne ne peut croire qu’un candidat puisse se promener dans la rue et dans les bureaux de vote équipé d’un micro dissimulé et d’une caméra cachée », se défend-il, avant de s’excuser pour ses propos.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
