
Plusieurs associations de défense des droits des femmes et de la protection de l’enfance se sont émues ces dernières semaines de la présence parmi les candidats aux scrutins des 15 et 22 mars de personnalités mises en cause pour des violences commises sur des femmes ou des mineurs.
Des candidats controversés maintenus et élus
L’association Mouv’enfants en a notamment dénombré une quinzaine. Parmi eux, le maire sortant d’Issy-les-Moulineaux, André Santini, visé par des plaintes pour harcèlement et agression sexuelle -des accusations qu’il conteste- et dont la liste est arrivée en tête dimanche.
Ou encore l’ancien ministre Jean-Michel Baylet qui a été réélu à la mairie de Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne). Il était visé par une enquête pour viols et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans, enquête classée sans suite pour cause de prescription.
À Boisseuil (Haute-Vienne), Philippe Janicot, mis en examen pour viols -une qualification pénale qu’il conteste- a également été réélu dès le premier tour.
La colère des associations féministes
« C’est une insulte aux victimes et c’est assez désespérant », réagit Marie, membre de #Noustoutes. « Non seulement ces candidats sont désignés par leur parti mais en plus des gens votent pour eux. On se dit vraiment que les violences sexistes et sexuelles c’est le cadet des soucis de la société ».
« Quand on nous dit que les dénonciations pourrissent la vie des gens et mettent à mal leur carrière, on voit bien que ce n’est pas le cas », ajoute-t-elle, déplorant l’« impunité persistante » à la fois des partis politiques et de la société.
Pour Mouv’enfants, qui a lancé une série de pétitions, il faut « instaurer un principe d’inéligibilité pour les candidats mis en cause ou condamnés pour des violences sexuelles, conjugales et des faits de pédocriminalité. »
Vers une inéligibilité pour violences sexuelles ?
En février, le président de la République, Emmanuel Macron, avait prôné une « peine d’inéligibilité pour les responsables politiques condamnés pour des propos racistes, antisémites ou discriminatoires », rappelle l’association. « Si l’exemplarité est nécessaire face aux discours de haine, elle doit l’être a fortiori lorsqu’il s’agit de violences sexuelles ».
Un avis partagé par un collectif d’élues et représentantes du monde associatif de la Haute-Vienne qui ont appelé à ce que 2026 marque la fin de la « complaisance » et du « silence ».
« La fonction d’élu implique des responsabilités fortes : exemplarité, respect des personnes, intégrité et confiance des habitants », a souligné l’association Sororité basée dans les Bouches-du-Rhône.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.
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