Face aux violences conjugales dans les campagnes, un réseau d’élus « relais » se structure

Le camion Nina et Simon.e.s du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles parcourt les territoires avec à son bord des juristes et des travailleuses sociales, afin de fournir information et aide sur les problématiques liées aux violences de genre et intrafamiliales. Ici à Lons-le-Saunier, le 5 mars 2021. Le camion Nina et Simon.e.s du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles parcourt les territoires avec à son bord des juristes et des travailleuses sociales, afin de fournir information et aide sur les problématiques liées aux violences de genre et intrafamiliales. Ici à Lons-le-Saunier, le 5 mars 2021.

Sur la porte de la petite mairie de Rosoy (Yonne), une affiche attire l’œil, illustrée d’un dessin de femme : « Ici, il y a un élu égalité à votre écoute. » On la retrouve à Trochères (Côte-d’Or), à Beauziac (Lot-et-Garonne), à Jaligny-sur-Besbre (Allier), à Saint-Jean-de-Tholome (Haute-Savoie)… et dans des centaines d’autres petites communes. Elle indique que dans ces murs se trouve une oreille attentive aux violences conjugales et intrafamiliales.

Lancé en 2021, le réseau Elus ruraux relais de l’égalité (ERRE) de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) est né d’un constat : près de la moitié des féminicides ont lieu dans les territoires ruraux, alors que les femmes rurales ne représentent qu’un tiers de la population féminine nationale, alertait un rapport de la délégation aux droits des femmes du Sénat, en octobre 2021. Soit une prévalence des féminicides un peu plus élevée dans les milieux ruraux qu’en zone urbaine. Surtout : l’identification et la protection des victimes y sont plus complexes en raison de leur isolement, d’une méconnaissance des dispositifs existants, du manque de mobilité, de confidentialité ou de structures d’hébergement adaptées.

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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