Bourgogne-Franche-Comté « Collabo », « racisme » : quand le débat sur l’égalité femmes-hommes dérape

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Après un débat sur les orientations budgétaires puis sur les actions en matière de développement durable, les élus régionaux se sont penchés, ce vendredi 14 novembre, sur le rapport égalité femmes/hommes 2025, présentant les actions de la collectivité en la matière. Un texte comprenant notamment tout un volet dédié à « lutter efficacement contre les discriminations, le harcèlement, les violences et les agissements sexistes  ».

Un sujet dont s’est emparé Julien Odoul pour amener le débat sur un autre terrain. « Aujourd’hui, il y a une part de l’insécurité qui frappe les femmes dans notre région qui est liée à une immigration qui est incompatible avec nos valeurs », a déclaré le chef de file du groupe Rassemblement national.

Julien Odoul : « Aucune fille ne peut se balader en jupe aux Grésilles »

Et le député de l’Yonne d’ajouter : « Je pense qu’aucune fille ne peut se balader en jupe à Planoise ( Besançon ), au Banlay ( Nevers ), aux Champs-Plaisants ( Sens ), aux Grésilles ( Dijon ) ou ailleurs. Aucune femme ne peut se balader tranquillement sauf si elle porte le voile. »

Des propos qui ont vivement fait réagir au sein des autres groupes, à commencer par l’écologiste Sarah Persil, dénonçant « un discours xénophobe » et lançant : « Ce n’est pas du sexisme, c’est du racisme ! »

« Il y en a marre de vos clichés ! », s’est également emportée l’élue bisontine Nabia Hakkar-Boyer. « J’ai beaucoup travaillé à Planoise et je m’habille totalement librement », a-t-elle affirmé.

« Collabo, ce n’est pas une insulte ! »

Mais l’indignation ne s’est pas limitée aux bancs de la majorité. « À trop stigmatiser, on pose d’autres types de problèmes », a recadré le sénateur LR du Doubs, Jacques Grosperrin. Une phrase lui ayant attiré une accusation de « collabo » lancée par l’élu RN Jacques Ricciardetti. Certains élus d’extrême droite s’empressant de préciser, face à l’émotion immédiate traversant l’hémicycle : « Collabo, ce n’est pas une insulte ! »

Après avoir provoqué une suspension de séance, l’incident a également inspiré ce commentaire au président Jérôme Durain à la reprise des débats : « Ça finit toujours par déraper avec le Rassemblement national, le fond remonte à la surface. »

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

Engagez-vous avec CDCL

Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

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