
Alors qu’une bâche représentant Jean-Michel Aulas sous la mention «À Lyon, seul (sic) la pelouse de Gerland est verte … Et on marche dessus !» a été déployée dans la ville, le maire Grégory Doucet appelle l’ancien patron de l’OL à condamner «cet appel clair à la violence».
«À Lyon, seul (sic) la pelouse de Gerland est verte … Et on marche dessus !». Quai Claude Bernard, dans le 7e arrondissement, une bâche est apparue sur l’échafaudage d’un immeuble lundi matin. Elle met en avant les figures de Jean-Michel Aulas et de Bernard Lacombe, ancien entraîneur et conseiller sportif de l’Olympique lyonnais, sous un message faisant référence à la rivalité footballistique entre Lyon et Saint-Etienne, mais aussi au duel à venir entre «JMA» et la majorité écologiste locale.
Rapidement, la photographie a été partagée sur les réseaux sociaux par les nombreux soutiens de l’ancien président de l’Olympique lyonnais et par Cœur Lyonnais, le parti de Jean-Michel Aulas. «Une photo et toutes les insultes s’effacent face à la grandeur de Jean-Michel Aulas. Les Lyonnaises et les Lyonnais attendent le 15 mars 2026 avec impatience pour remettre la ville en état de marche», a commenté Jean-Arnaud Niepceron, l’un des cofondateurs du collectif Génération Aulas.
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«Une violence politique qui n’a pas sa place dans une campagne électorale»
Questionné sur le sujet par Le Figaro, Grégory Doucet a déploré «une violence politique qui n’a pas sa place dans une campagne électorale». «Quand bien même l’équipe de Jean-Michel Aulas peut se défendre d’être à l’origine de cet affichage, à partir du moment où il est fait en leur nom, la moindre des choses serait de condamner ce qui est un appel clair à la violence», a critiqué le maire de Lyon. Et d’ajouter : «On constate depuis plusieurs années une hausse de la violence à l’égard des élus. On vit au niveau national de grandes déclarations pour mettre un terme à cette violence, mais on voit avec ces propos qu’elle va de plus en plus loin». De son côté, la majorité écologiste a dénoncé «le caractère illégal» de l’affiche «au regard du règlement local de publicité et du code électoral» et dénoncé une dérive «inquiétante du débat public».
Contacté, l’entourage de Jean-Michel Aulas indique ne pas être à l’origine de cet affichage et refuse toute excuse : «Qui a commencé la violence ? Personne chez les verts ne s’est excusé après que Fabien Bagnon nous a traités de Nazis».
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Batailles judiciaires
Si personne n’a pour le moment revendiqué l’affichage de cette bâche, à Lyon, tous pointent une possible responsabilité des groupes de supporters «qui ont le savoir-faire et l’habitude» de produire ce type d’affichages. Les Verts ont de leur côté annoncé qu’ils allaient saisir la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) «pour faire la lumière sur les conditions de financement de production et d’installation» de cette bâche.
De leur côté, les équipes de Jean-Michel Aulas ont également fait un signalement après une interview de Grégory Doucet donnée depuis son bureau à un média local. À moins de cinq mois de l’élection municipale, la campagne lyonnaise prend pour le moment une tournure plus juridique que politique.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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