Agression à l’école Saint-Louis-Campagne-Lévêque : « Un événement intolérable » dénonce le maire Benoît Payan

, Agression à l’école Saint-Louis-Campagne-Lévêque : « Un événement intolérable » dénonce le maire Benoît Payan

Les cris et les rires des enfants dans la cour de l’école Saint-Louis-Campagne-Lévêque résonnent, ce mardi 7 octobre, dans cette cité du 15e arrondissement de Marseille. Une matinée classique, à une différence près : trois policiers sont postés devant le portail. Plus tôt dans la matinée, vers 6 h 40, une agente territoriale spécialisée des écoles maternelles (Atsem) a été violemment agressée par un individu qui s’était introduit dans le parking de l’établissement.

« L’assaillant, qui était déjà dans l’enceinte de l’école, caché dans un buisson, lui a déchiré ses vêtements et lui a asséné des coups au visage, détaille Leïla Bouazza, déléguée du syndicat Force ouvrière. Elle a crié et trois de ses collègues de la cantine sont intervenus en l’entendant. L’agresseur a alors pris la fuite.« 

La victime, 41 ans, a été prise en charge en état de choc par les marins-pompiers de Marseille, avant de porter plainte pour agression, tentative de vol ainsi qu’agression sexuelle. Selon une source policière, l’homme aurait voulu lui dérober son sac et, n’y parvenant pas, aurait sorti un objet tranchant de type cutter, déchirant le tee-shirt de la victime dans son mouvement. Mais d’après celle-ci, il aurait ensuite essayé de lui toucher la poitrine. « Elle est sortie de l’hôpital en début d’après-midi avec plusieurs jours d’ITT« , indique l’adjoint au maire de Marseille en charge de l’Éducation, Pierre Huguet.

Si des individus errent souvent aux abords de l’école, consommant de l’alcool sur le terrain de boules ou la placette, l’école est d’ordinaire assez calme. « Il y a déjà eu des agressions, pas physiques mais verbales« , souligne toutefois la responsable syndicale, tandis qu’une animatrice rappelle que « l’année dernière une Atsem avait été violentée et dépouillée de son sac à main à proximité de l’établissement« . Et une enseignante de reconnaître auprès des policiers être « rassurée » par leur présence, elle-même ayant déjà été « embêtée« . « Nous voulons une réunion d’urgence pour mettre en place certains protocoles dans ce genre de situation extrême« , martèle Leïla Bouazza.

« On se dit qu’on peut être la prochaine victime… »

Le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan a envoyé dans la journée un courrier à la préfète de police déléguée, Corinne Simon. Il évoque un « événement intolérable » qui « a plongé la communauté éducative de cette école, et au-delà, dans un émoi et une inquiétude légitimes« . « Je me suis personnellement entretenu avec la victime, qui est extrêmement choquée, écrit-il. En son nom, au nom de ses collègues, des parents et enfants scolarisés dans les écoles de Marseille, je vous demande de faire tout votre possible pour que l’individu auteur de cette agression puisse être interpellé au plus vite.« 

Ce mardi soir, il était toujours en fuite. « Ça me fait peur, souffle une employée. On se dit qu’on peut être la prochaine victime. » Pour tranquilliser les personnels, des effectifs de la police municipale seront déployés ces prochains jours aux heures de prise de poste. « Nos agents municipaux sont en première ligne pour offrir aux Marseillais un service public de qualité. Toute violence envers eux doit faire l’objet de sanctions exemplaires par la justice« , a posté Benoît Payan sur X.

Dès après l’événement, FO a fait valoir un droit de retrait des agents, refusé par la Ville et l’Éducation nationale, qui estimaient que les lieux étaient sécurisés. Une requête acceptée plus tard, les personnels étant libérés de leur poste dès 13 h 30 afin de bénéficier de la cellule psychologique mise en place. « L’objectif était de pouvoir prendre en charge les enfants qui arrivaient à l’école« , a justifié Pierre Huguet. Les enseignants sont, eux, restés auprès des élèves toute la journée.

En 2019, deux « tatas » avaient été agressées à l’arme blanche dans l’école de la Pauline (9e), traumatisant tout un quartier alors qu’en mars dernier, une Atsem avait été poursuivie et violentée par un inconnu à l’intérieur du groupe scolaire Arenc-Bachas (15e).

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

Consultez également la source de cet article : Article source.