
Un organisateur de spectacles était jugé ce mardi 7 octobre au tribunal de Narbonne pour outrage et violence envers une personne chargée d’une mission de service public, en l’occurrence Jean-Paul César, directeur de cabinet du maire de Lézignan et élu à Narbonne.
Guy M. a payé pour s’en être pris à Jean-Paul César, directeur de cabinet du maire de Lézignan-Corbières, par ailleurs quatrième adjoint au maire de Narbonne. Convoqué devant le tribunal correctionnel de Narbonne ce mardi 7 octobre pour outrage et violence envers une personne chargée d’une mission de service public, et déclaré coupable, le prévenu a écopé de 12 mois de prison avec sursis simple, peine assortie d’une interdiction de paraître à la mairie de Lézignan pendant 8 mois et d’une interdiction de rentrer en contact avec sa victime pendant deux ans. Victime à laquelle il devra également verser 1 000 euros de réparations et 800 euros pour ses frais d’avocat. Dès la sentence prononcée, Guy M. a déclaré vouloir faire appel de cette décision de justice.
Il insulte le bras droit du maire avant de lui sauter dessus
La cour d’appel pourrait donc réexaminer cette affaire dont les faits remontent au 2 avril 2025 et où il est reproché à Guy M. d’avoir proféré des insultes à l’adresse de Jean-Paul César avant de l’agresser physiquement lors d’une réunion en mairie de Lézignan.
Les faits rapportés par le directeur de cabinet sont corroborés par le témoignage du chef de la police municipale de la ville. Les deux personnes affirment que Guy M., face au refus de la ville présenté par Jean-Paul César d’accueillir un festival qu’il voulait organiser à Lézignan en qualité de dirigeant d’une société de spectacles, s’est emporté et a insulté le bras droit du maire avant carrément de lui sauter dessus, le blessant à une lèvre, au cou et à une joue. « Mon client a reçu ce monsieur pour lui signifier que sa démarche vis-à-vis de la commune, sans aucune demande d’autorisation formulée, n’était pas la bonne façon de faire et qu’elle ne pouvait pas accueillir son festival en 2025, mais que sa demande serait réétudiée pour 2026, expliqua mardi au tribunal l’avocate du plaignant. Il n’a alors rien voulu savoir et s’en est pris à mon client qui demande des dommages et intérêts pour les souffrances physiques et psychologiques réelles subies. »
Le lourd passif judiciaire de l’agresseur présumé
« Tout est mensonge. C’est honteux ! », clama à la barre Guy M. qui n’était pas assisté d’un avocat. Selon lui, c’est Jean-Paul César qui l’a d’emblée accueilli « par trois ou quatre minutes d’insultes ». Et d’ajouter : « Le policier n’était même pas là, il n’est arrivé qu’à la fin. Son témoignage est faux ». Son agressivité, il la reconnaît et la regrette mais l’explique ainsi : « Ce monsieur que je ne connaissais pas m’a traité d’escroc, de voyou, de gangster. J’ai 76 ans, j’ai passé l’âge de me faire insulter. Alors oui je me suis énervé et je n’aurais pas dû. Il m’a tapé sur la main et je l’ai tapé sur le bras, c’est tout. Il a quand même voulu me mettre un coup de tête. »
À lire aussi : Lézignan-Corbières – L’agression de deux élues évoquée en conseil municipal : « Être intransigeant »
Comme pour l’avocate du plaignant, et au regard du profil du prévenu (un casier judiciaire bien rempli, pour violence sur personne chargée d’une mission de service public déjà en 2003, travail dissimulé, trafic d’influence, escroquerie ou conduite sous empire de l’alcool, et une enquête sociale faisant apparaître une tendance à minimiser ses responsabilités et une difficulté à démêler le vrai du faux dans ses propos), la procureure de la République n’exprima aucun doute : « Le délit est caractérisé. Dans cette affaire, le fondement républicain a été ébranlé et la société ne peut le tolérer. Il n’y a aucun doute sur la responsabilité du prévenu et je requiers 120 jours-amendes de 15 euros par jour plus l’affichage de la condamnation pendant deux mois en mairie de Lézignan et dans un journal de votre choix ».
Au final, le tribunal s’est montré moins clément.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
