Le maire d’Izeaux, sa femme et le policier municipal agressés par un jeune habitant de la commune qui lâche son chien

Le maire du village d’Izeaux (Isère), son épouse et l’agent de police municipale ont été agressés mardi 30 septembre en fin d’après-midi par un jeune habitant de la commune, âgé de 17 ans, qui a lâché son chien sur eux. Un jeune homme qui n’en est pas à sa première « affaire », selon l’élu.

« Voilà, je rentre dans le cadre malheureux du record de notre département pour les agressions sur les maires » (cinq cas depuis 2020 selon l’AMI, l’association des maires de l’Isère). Entre tristesse et fatalisme, Max Barbagallo, le maire d’Izeaux confirme ce mercredi matin l’agression  et revient volontiers sur ce qui lui est arrivé ce mardi 30 septembre, en fin d’après-midi. Sa femme l’appelle parce qu’elle vient de se faire copieusement insulter par un jeune homme de la commune qui laisse divaguer son chien dans une parcelle lui appartenant et où se trouvent des poules. Une fois sur place, le maire mais aussi l’agent de police municipale se font tout autant insulter et « très vite« , le jeune homme dit à son chien « vas-y, nique le !« . Un commandement qui est répété, explique Max Barbagallo, après que l’élu ait fait état de sa fonction. Le policier municipal en tenue, Thierry Charpentier, est saisi à une manche de sa veste par le chien, un berger belge malinois, avant que ce dernier ne préfère finalement courir derrière les poules. Cet ancien gendarme n’est pas blessé et explique « en avoir vu d’autres » même si « se faire foncer dessus par ce type de chien n’est jamais plaisant« . Il a décidé de se joindre à la plainte déposée par le maire et son épouse « parce qu’il nous a insulté ouvertement et parce que le fait de lâcher son chien sur nous fait de l’animal une arme par destination« .

L’élu comme son agent connaissent bien leur agresseur présumé. C’est un jeune de la commune âgé de 17 ans, « déjà bien connu des services de police » et qui est venu s’installer dans la commune avec son père après avoir déjà généré des problèmes dans sa commune précédente, selon le maire. Ici à Izeaux, il a même déjà eu droit à un procès intenté par la commune lorsqu’il avait « pénétré par effraction dans un local municipal » explique Max Barbagallo. Un jeune homme dont le comportement à problèmes « n’est pas traité » estime le maire. « Il est en partie responsable mais, étant mineur, je pense qu’autour de lui le monde des adultes n’a pas joué son rôle« , que ce soit les parents ou la justice. « Visiblement, il n’a jamais eu un cadre qui lui ait permis d’avoir une vie normale quoi. Il a l’avenir devant lui mais là pour le moment, son avenir, il est mal barré« .

Depuis l’agression, Max Barbagallo reçoit beaucoup de messages et de coups de fil d’élus, maires du secteur « mais aussi de sénateurs, de députés, d’élus du département et même d’un ministre démissionnaire si vous voyez de qui je veux parler (le voisin de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs et dernier ministre de la Santé en date Yannick Neuder ndlr), c’est très touchant« . C’est la solidarité entre élus, dans le cadre de la fonction de maire notamment. Malgré tout, « on ne s’attend pas à des situations comme ça« . « Moi, ça fait trois ans que je suis maire et ça fait trois ans que je dis «non mais moi dans le village ça va». On a parfois des gens qui haussent le ton mais jusque-là j’étais plutôt content[…] Hier (mardi), quand j’ai eu le coup de fil de ma femme affolée, j’étais en réunion avec des entreprises locales. Un peu avant, j’ai reçu un président d’association, le matin j’ai reçu quelqu’un qui a des projets immobiliers sur le village… voilà c’est ça mon rôle!« . Pas celui de se faire attaquer par un chien. Le jeune homme est en garde à vue depuis mardi soir, prolongée jusqu’à ce jeudi., attaqué par un habitant de la commune armé d’un « objet indéterminé ». Le maire avait été transporté à l’hôpital dans un état jugé grave.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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