Policier agressé à Tourcoing : la classe politique réagit, Darmanin relance l’idée des peines minimales

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Une vidéo diffusée ce 11 septembre sur les réseaux sociaux montre un agent de la BAC frappé par plusieurs individus.

Les réactions politiques n’ont pas tardé après la violente agression d’un policier de la brigade anticriminalité (BAC) à Tourcoing (Nord). Dans une vidéo virale relayée sur les réseaux sociaux le 11 septembre, on voit un homme au sol passé à tabac par plusieurs individus. Alors qu’un suspect a été interpellé, plusieurs responsables politiques et syndicaux réagissaient ce vendredi matin dans les médias et sur les réseaux.

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L’ex-maire de Tourcoing Gérald Darmanin a été l’un des premiers a s’exprimer sur X. Après avoir assuré la victime et ses collègues de son «indéfectible soutien», le ministre de la Justice démissionnaire a affirmé que «la Justice, selon [ses] instructions écrites dès mon arrivée au ministère, poursuivra avec fermeté ces voyous». Le garde des Sceaux en a profité pour relancer sa proposition de «peines minimales pour les agresseurs de policiers, de gendarmes, de pompiers ou du personnel médical».

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Une idée reprise en chœur ce matin par la députée Renaissance Maud Bregeon, une proche du garde des Sceaux. Cette situation «appelle une réponse pénale extrêmement ferme» et des «modifications législatives», a-t-elle affirmé au micro d’Europe 1. «Je pense par ailleurs à la proposition de Gérald Darmanin sur les peines minimales», a-t-elle ajouté, évoquant à plusieurs reprises cette proposition de Gérald Darmanin au cours de l’entretien. «La loi doit changer et prévoir une peine minimum avec de la prison ferme pour ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre», a aussi déclaré sur X le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand.

Le syndicat de police Alliance a lui aussi relayé la proposition dans un communiqué. «Lorsqu’on touche à un policier, c’est la case prison. Pas de sursis, pas de symbolique. Une peine minimale, ferme et immédiate, doit être instaurée», martèle le document. «Depuis trop longtemps, la réponse pénale en France ne fait plus peur à personne.»

Décorer les policiers de l’ordre national du Mérite ?

«L’État doit absolument se donner de nouveaux moyens, juridiques et éducatifs, pour une plus grande fermeté», a renchéri le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau sur X. Le Vendéen a indiqué qu’il s’était entretenu avec le policier au téléphone et a dénoncé une attaque qui «n’est pas un fait divers ou un acte isolé». «Une fois encore, la haine anti-flics a frappé. Une fois de plus, la police a été victime de la violence barbare», a-t-il regretté.

«Écœurement et choc», a réagi de son côté Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police-Force Ouvrière qui a fustigé les «voyous» comme les «spectateurs» qui ont filmé la scène, aussi «immondes et lâches qu’eux». «Il est temps d’exiger le changement !»

Plusieurs élus Rassemblement national (RN) du Nord, dont le vice-président du parti à la flamme Sébastien Chenu, ont également publié un communiqué condamnant fermement l’agression. Les dix signataires ont rappelé les principales propositions du RN en matière pénale : «Abaissement de la majorité pénale à 16 ans ; instauration d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ; restriction des aménagements de peines ; instauration de peines planchers ; suspension des allocations familiales pour les mineurs criminels ou délinquants.»

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Le député européen Rassemblement national Matthieu Valet, lui-même ancien policier, s’est aussi dit «écœuré» sur X. L’élu du parti à la flamme est allé jusqu’à dire que les policiers impliqués méritaient de «recevoir l’ordre national du Mérite» plutôt que les «stars du showbiz». Matthieu Valet indique qu’il écrira à Bruno Retailleau pour que «la République leur rende l’hommage qu’ils méritent».

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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