
Laurent Duplomb, sénateur à l’origine de la très contestée loi agricole portant son nom, est l’invité de la rentrée politique de l’eurodéputée Céline Imart, mardi à Gaillac. Une venue qualifiée « d’affront » voire « d’insulte » par les syndicats.
À peine annoncée, sa venue dans le Tarn a provoqué une levée de boucliers. Mardi 26 août, Laurent Duplomb, à l’origine de l’explosive loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur, sera à Gaillac. Le sénateur de la Haute-Loire est l’invité de la rentrée politique de l’eurodéputée Céline Imart, dans un vignoble du Gaillacois.
La soirée prévoit des échanges directs entre les deux élus et les participants « Je souhaite que cette rentrée politique soit un moment de rassemblement, d’écoute et de convivialité », indique l’élue tarnaise. « Aux côtés de Laurent Duplomb, je peux porter haut la voix de nos agriculteurs et de nos territoires. »
« Un affront », « une insulte »
La réaction des syndicats tarnais ne s’est pas fait attendre et donne le ton : « Laurent Duplomb n’est pas le bienvenu dans le Tarn ». Dans un communiqué conjoint, la Confédération paysanne, Solidaires, Sud Agriculture et la CGT dénoncent « une insulte faite à la population, largement mobilisée contre sa loi ».
« C’est un affront fait au monde paysan, attentif à la santé publique, soucieux de la préservation des ressources naturelles […] Laurent Duplomb vient nous narguer dans nos champs en faisant croire que ce texte était attendu par l’ensemble du monde agricole, premières victimes du modèle agricole que promeuvent Céline Imart et Laurent Duplomb », indiquent les syndicats.
Promulguée le 11 août dernier par Emmanuel Macron, la loi Duplomb avait enflammé le débat public au début de l’été en proposant notamment la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes. Une pétition lancée en ligne par une étudiante bordelaise pour s’opposer à la proposition de loi avait recueilli plus de 2 millions de signatures et le Conseil constitutionnel avait, en partie, censuré le texte, notamment le retour du pesticide.
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