Le président du Souvenir français de Woerth écarté après un discours contre l’extrême-droite

Après un discours dénonçant les idées d’extrême-droite, le comité du Souvenir français de Woerth a été « mis en veille » par la direction régionale. Benoît Sigrist, qui a prononcé le discours, est visé par une plainte du député RN Théo Bernhardt auquel l’association est allée jusqu’à présenter des excuses.

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Lucie Dradem

« Alors que le XXe siècle semblait avoir touché le fond de l’horreur, […] notre siècle est malheureusement le théâtre d’une nouvelle et inquiétante réapparition d’idées extrémistes. » Ainsi se conclut le discours de commémoration de la bataille bataille de Froeschwiller-Woerth en 1870 de Benoît Sigrist, président du comité du Souvenir français de Woerth.

Sur une estrade montée pour l’occasion à Morsbronn-les-Bains, au nord de l’Alsace, Benoît Sigrist se lance dans une tirade contre les « idéologies brunes et nauséabondes (…) d’extrême-droite », en « recherche incessante de boucs émissaires » et qui créent un contexte favorable aux guerres.

Dans le public, le député du Rassemblement national (RN) de la 8e circonscription du Bas-Rhin, Théo Bernhardt, n’apprécie pas. Pour lui, ce discours est une « insulte envers les 13 millions d’électeurs du Rassemblement national ». Il attend la fin de la cérémonie pour confronter Benoît Sigrist en personne. Le lendemain, l’élu de 25 ans annonce dans une vidéo sur les réseaux sociaux qu’il porte plainte pour « diffamation publique ».

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