Agression du maire de Villeneuve-de-Marc : le suspect mis en examen pour tentative de meurtre

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Quatre jours après l’agression du maire de Villeneuve-de-Marc (Isère) Gilles Dussault, le suspect a été mis en examen ce dimanche 10 août pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique. Il a été écroué, a annoncé le parquet de Grenoble.

« Il a été placé en détention provisoire », précise dans un communiqué le procureur de la République Étienne Manteaux, qui a auparavant déclaré avoir requis sa mise en examen pour « double tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique » et « tentative de meurtre » sur la personne du fils du maire.

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48 heures de fuite

Le suspect a été interpellé après 48 heures de fuite, vendredi 8 août, comme annoncé par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.

Âgé de 59 ans et habitant « de longue date de Villeneuve-de-Marc, il a été retrouvé à une dizaine de kilomètres du lieu de l’agression dans la commune de Charantonnay, sur la voie publique, grâce à un « renseignement » transmis aux enquêteurs, selon le parquet. Lors de son arrestation, « il n’a opposé aucune résistance » et « n’était pas armé ».

Il a été présenté dimanche 10 août à un juge d’instruction au terme de sa garde à vue qui a duré un peu moins de 48 heures. Selon Le Dauphiné Libéré, l’homme n’a pas d’antécédent judicaire.

Les jours du maire ne sont plus en danger

Pour rappel, le suspect a attaqué devant chez lui Gilles Dussault, au moyen d’une arme blanche. Le maire a reçu au total trois coups, deux au thorax et une plaie défensive. Son pronostic vital a un temps été engagé, mais ses jours ne sont aujourd’hui plus en danger.

Après avoir attaqué Gilles Dussault, l’agresseur a quitté les lieux avant de revenir avec son véhicule pour tenter « de percuter le maire et son fils venu lui porter secours ». La voiture a finalement terminer sa course contre un mur. L’homme a ensuite pris la fuite à pied, après avoir porté des coups de poings au fils du maire, âgé de 28 ans. 

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect aurait agi à la suite d’un litige avec la mairie sur une question d’urbanisme.

Avec AFP.

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