
Ces trois militants antifascistes sont soupçonnés d’avoir participé à l’agression en avril dernier de Clément Cabrolier, un des leaders du groupuscule local d’extrême droite Patria Albiges et fils de l’élu albigeois d’opposition (RN) Frédéric Cabrolier. Ils seront jugés en octobre prochain par le tribunal correctionnel d’Albi.
Trois militants d’extrême gauche âgés de 27 à 29 ans ont été interpellés cette semaine à Toulouse dans le cadre de l’enquête sur l’agression de Clément Cabrolier en avril dernier. Déférés au parquet d’Albi à l’issue de leur garde à vue, ils sont poursuivis pour violences aggravées, participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires ou de destruction et refus de remettre le code de déverrouillage d’un téléphone, indique la procureure d’Albi, Stéphanie Bazart, contactée par La Dépêche du Midi. Placés sous contrôle judiciaire, les trois prévenus sont convoqués à une audience correctionnelle le 16 octobre prochain.
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Clément Cabrolier, 27 ans, est le fils de l’ex député RN du Tarn et élu municipal d’opposition Frédéric Cabrolier. Il est aussi l’un des leaders du groupuscule local d’extrême droite (non déclaré) Patria Albiges, qui multiplie ces dernières années les actions d’agit-prop dans la cité épiscopale. Lui-même et deux autres membres ont déjà été condamnés en justice pour provocation publique à la haine.
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Deux agressions la même soirée
Le 25 avril dernier en fin de journée, alors qu’il comptait prendre un verre avec un ami dans un bar du centre-ville d’Albi, les deux jeunes hommes avaient été pris à partie par une dizaine d’individus au visage dissimulé, qui les auraient frappés à coups de poing et de pieds. La scène s’est déroulée sur la voie publique, entre le bar O’Sully’s et l’hôtel Ibis où les deux militants se sont finalement réfugiés jusqu’à l’arrivée des secours. Dès le lendemain matin, Frédéric Cabrolier s’était exprimé publiquement pour dénoncer « l’impunité » dont bénéficierait « l’extrême gauche albigeoise ».
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Quelques heures après cette agression, une vingtaine d’individus masqués, armés de matraques télescopiques et de gaz lacrymogène, avaient fait irruption sur la terrasse d’un autre bar du centre-ville, le Cosy, dans ce qui s’apparente à une « vendetta ». Ils ont ciblé un militant antifasciste bien connu à Albi, qui a dû se réfugier dans la cave de l’établissement. Les clients assis en terrasse et le gérant ont alors été pris à partie : coup de poing au visage, jets de chaises, bombes lacrymogènes… Une déferlante de violence qui a choqué toutes les personnes présentes. La scène a été partiellement filmée et des militants de gauche assurent y reconnaître plusieurs activistes de Patria Albiges. Là aussi des plaintes ont été déposées. L’enquête est toujours en cours, indique le parquet d’Albi. Aucune interpellation n’a encore eu lieu.
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Les affrontements entre militants d’extrême gauche et d’extrême droite se sont multipliés au printemps dernier dans l’Albigeois et les premières réponses pénales sont tombées. Deux militants antifascistes albigeois, accusés d’avoir agressé en mars dernier un membre de la jeunesse du Rassemblement national et du syndicat étudiant La Cocarde, ont été interpellés courant mai et seront jugés en septembre prochain.
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Trois étudiants, deux antifas et un d’extrême droite, ont par ailleurs été condamnés fin mai à des peines de 4 à 5 mois de prison avec sursis pour leur participation à une rixe survenue fin mars, le jour d’élections étudiantes à l’INU Champollion.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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