
Montjoi, dans le Tarn-et-Garonne, ses 167 habitants et son maire, Christian Eurgal, 75 ans, désormais sous protection policière après avoir reçu des menaces de mort, de viol, après avoir été intimidé dans sa propre mairie. A l’origine de cette situation : un arbitrage banal rendu par le maire sur une histoire de contentieux de voisinage entre un agriculteur et un habitant. «Ami» du premier, l’influenceur d’extrême droite Papacito est parti en croisade contre la décision du maire. L’habitant, lui, est étranger. Il est à craindre que la précision soit d’importance.
Le maire de Montjoi n’a pas tardé à recevoir pas mal de messages de soutiens. La démission du maire de Saint-Brévin, menacé lui aussi par les réseaux d’extrême droite parce qu’il voulait mieux accueillir des réfugiés dans sa commune, est passée par là… Le phénomène n’est pas nouveau, la violence contre les élus a toujours existé. Mais les observateurs de la vie politique, et notamment de la vie politique locale, sont formels : elle a tendance à augmenter. Un symptôme de plus des dysfonctionnements qui affecte notre vie démocratique.
Les témoignages que nous publions montrent que l’on n’a sans doute pas pris la mesure de la quotidienneté des insultes, lettres anonymes, menaces, intimidations que reçoivent les élus, dans la vraie vie ou via les réseaux sociaux. Les élus, eux, ont tellement pris la mesure du danger qu’ils sont, selon, l’Association des maires de France, de plus en plus nombreux à démissionner. Les violences subies n’en sont pas la seule cause, mais elles y participent, c’est une évidence. La culture du clash fait déjà pas mal de dégâts dans de nombreux pans de la société. Elle s’apprête à gangrener la politique. Le gouvernement a promis d’alourdir les sanctions, de mieux protéger les élus. Les partis politiques planchent aussi sur le sujet. Il y a urgence.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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