Édouard Babel, le maire de la commue de Magnières de 300 habitants, à 50 km au nord de Nancy, en Meurthe-et-Moselle, a eu la « peur de sa vie », dans la nuit de samedi 3 au dimanche 4 juin. Il a été violemment agressé alors qu’il s’était rendu à la salle des fêtes du village pour demander le calme à des personnes réunies pour célébrer un anniversaire. Deux hommes, âgés de 18 et 25 ans, suspectés d’être ses agresseurs, sont poursuivis notamment pour violences aggravées et menaces de mort, a annoncé lundi François Capin-Dulhoste, le procureur de Nancy.
« Une information judiciaire a été ouverte auprès d’un juge d’instruction, des chefs de violences aggravées, menaces de mort et outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique », a-t-il indiqué.
« Cette violence exige une réponse pénale »
Les faits se sont déroulés vers 2 h 30. « Une dispute éclatait occasionnant du tapage nocturne. Le maire de la commune, accompagné de deux couples d’amis, se rendait sur place pour calmer la situation », a précisé le procureur. « Sur les lieux, un individu giflait le maire, qui quittait la salle des fêtes et était poursuivi par un groupe de sept à huit individus qui le faisaient chuter au sol puis lui assénaient des coups. »
L’agression a valu au maire une « incapacité totale de travail d’un jour », selon le procureur. Un de ses amis qui a tenté de s’interposer a lui aussi été frappé, ce qui lui a occasionné une ITT de deux jours. Le parquet va requérir des mesures de contrôle judiciaire à l’encontre des deux hommes, avec notamment « interdictions de contact entre coauteurs, avec les victimes », et « interdiction de paraître à Magnières », a encore ajouté François Capin-Dulhoste.
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Édouard Babel, qui ne compte pas quitter ses fonctions, a reçu des marques de soutien à la suite de l’agression. « S’attaquer à un maire, c’est s’attaquer aux fondements de ce qui nous unit, la République. Cette violence exige une réponse pénale », avait notamment estimé le préfet de Meurthe-et-Moselle Arnaud Cochet.
L’agression du maire de Magnières intervient quelques semaines après la démission du maire de Saint-Brevin-les-Pins, en Loire-Atlantique. Celui-ci avait décidé de quitter ses fonctions après avoir subi menaces et violences.
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