« Cela pourrit la vie des riverains » : face aux rodéos urbains, des mesures et des moyens encore insuffisants pour les élus

Le 20 mars 2025, Mathieu Gallois a été directement victime d’un rodéo sauvage, étant impliqué dans un accident causé par un motard (qui a pris la fuite) en plein rodéo urbain à Saran, au nord de la métropole d’Orléans dans le Loiret. Il n’est pas tout à fait un usager de la route comme les autres : Mathieu Gallois est le maire communiste de cette ville de 16.800 habitants qui se trouve être l’un des terrains de jeux des amateurs de rodéos à motos, ou de « runs » en voiture.

S’il n’a pas été agressé comme l’a été un conseiller municipal de Gauriaguet (Gironde) au mois de mai, son accident, un autre qui a impliqué sa fille plus récemment, et les régulières remontées de riverains sur le sujet, ont poussé l’élu, arrivé à son poste il y a moins d’un an à hausser le ton.

Mais comment hausser le ton, quand on est à la tête d’une police municipale composée seulement de huit agents ? Il ne reste que le bruit du signal d’alarme. Il a pris la forme d’une lettre envoyée à la préfète du Loiret et de la région Centre-Val de Loire, initiative conjointe de sept élus de la Métropole d’Orléans (qui compte 22 communes), dont le Saranais.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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