Une agence Orpi volontairement incendiée à Marseille après l’agression verbale de Rima Hassan

, Une agence Orpi volontairement incendiée à Marseille après l’agression verbale de Rima Hassan

Un incendie très vraisemblablement volontaire a touché une agence Orpi du 12e arrondissement de Marseille dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 juin 2025, apprend actu Marseille auprès des marins-pompiers. Des élus locaux LR et notamment le maire de secteur y voient un lien avec l’agression verbale dont a été victime la députée européenne Rima Hassan (LFI), la veille à Paris, par deux agents immobiliers depuis licenciés. Sylvain Souvestre l’accuse d’« encourager haine et violence ».

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Un « feu de détritus » rapidement éteint

C’est un « feu de détritus », qui n’a pas fait de victime, ni de dégât intérieur et qui n’a nécessité qu’une « intervention rapide », selon les marins-pompiers. L’incendie a priori volontaire qui a touché une agence Orpi du quartier Montolivet, vers 1h15 du matin ce samedi 28 juin, a été rapidement éteint. À l’inverse de la polémique qui s’est enflammée après la prise à partie la députée européenne Rima Hassan, en pleine rue.

Une vidéo publiée par l’élue LFI montre deux personnes l’invectiver à son passage devant une agence du 10e arrondissement de Paris. « On va te la brûler ta Palestine », lance l’un d’eux, avant de prononcer, en hébreu, le slogan de solidarité envers les Juifs : « Am Yisrael Chai ». La séquence a été largement partagée sur les réseaux sociaux, comme celle possiblement prise par l’incendiaire de Marseille et qui a mis le feu aux poudres entre la parlementaire et le maire du 11e et du 12e arrondissement.

« Appeler au calme »

La première assurant que le post était « faux » et qu’il s’agissait d’une création de l’intelligence artificielle. Le second confirmant au contraire, photo à l’appui, qu’« une agence Orpi sur [son] secteur […] a bien brûlé ».

« Les images de l’incendie sont réelles et non sorties d’une IA de qui vous auriez pourtant tant à apprendre sur la République, l’apaisement et le mieux vivre ensemble », attaque Sylvain Souvestre, accusant Rima Hassan d’« encourager haine et violence » et lui demandant d’« appeler au calme ».

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Vous encouragez haine et violence contre Orpi et ses salariés en les mettant en danger sur mon secteur ! Vous êtes un danger pour notre République ! Si notre pays ne vous convient pas, quittez-le, mais ne mettez pas en danger ses habitants.

Sylvain Souvestre Maire de secteur, à Rima Hassan

« Qu’elle se contente d’appeler au calme au lieu de poursuivre sa campagne haineuse et irresponsable », a tancé une autre élue LR, la sénatrice Valérie Boyer, sur le réseau social.

Une plainte et une enquête ouverte

La députée européenne a rectifié sur X, assurant que son commentaire faisait référence « à l’agence où [elle a] été agressée à Paris » et visait « à démentir le tweet mentionné qui laissait penser qu’elle avait été ciblée, ce qui est faux ». Depuis, elle n’a en revanche pas fait de commentaires sur l’incendie qui a touché le local de Marseille.

Les gérants de cette agence, « des gens du quartier, un couple qui n’a rien à voir avec le conflit israélo-palestinien », selon Sylvain Souvestre, interrogé par Le Figaro, ont déposé plainte. Une enquête pour « incendie volontaire » est ouverte.

Orpi France n’a pas encore réagi. Dans un communiqué, diffusé vendredi, Guillaume Martinaud, le président du réseau immobilier avait condamné les propos « inacceptables » des deux agents parisiens en cause et annoncé leur licenciement. Il avait également présenté « ses excuses » à Rima Hassan « pour ce comportement indigne ».

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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