En baisse sur l’année 2024, les violences contre les élus restent toujours très fortes

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Un peu plus de 2500 atteintes contre les élus locaux ont été recensées par le Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (CALAE) en 2024, contre près de 2750 en 2023, soit une baisse de 9%. Concrètement, entre 30 et 40 atteintes par semaine, dont 250 physiques, ont été enregistrées l’an passé.

Et toujours selon le CALAE, mis en place en avril 2023 par Dominique Faure, alors ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité, 82% des victimes sont des maires et des conseillers municipaux. De quoi inquiéter à quelques mois seulement des municipales, prévues en mars 2026.

Des atteintes toujours plus violentes

En avril dernier, Yves Mesnard, le maire de Roquevaire, a violemment été invectivé par un habitant de sa commune. « Quand tu ne seras plus maire, je vais t’éclater », lui aurait lancé cet administré visiblement frustré à la suite d’une affaire de permis de construire.

À Colmar, Alain Ramdani, adjoint au maire, a quant à lui été victime d’une agression physique. « Il m’a empoigné et tiré par le col dans le véhicule », témoignait l’élu à l’AFP, lui qui avait reproché à un automobiliste de rouler trop vite. « Après avoir hurlé ‘je vais te tuer’, il a sorti un couteau Opinel […] et me l’a placé sous la gorge », a poursuivi Alain Ramdani, ajoutant toutefois que le conducteur ne l’avait sûrement pas reconnu en tant qu’élu.

« Aucun élu en France n’est épargné par l’explosion de la violence »

Pour François-Noël Buffet, ministre d’État auprès de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur, « c’est un vrai sujet d’inquiétude ». Si les élus de la région parisienne sont les plus touchés (40%) du fait de leur forte concentration sur une même zone, « aucun territoire n’échappe » à ces violences explique François-Noël Buffet dans un entretien au Figaro, « ni les villes, ni les campagnes, ni les Outre-mer ».

Pour contrer ces atteintes, l’État déploie un certain nombre de mesures, à l’image des boutons d’appel, lesquels permettent « aux élus menacés ou agressés de se signaler rapidement et d’être géolocalisés », explique un rapport du gouvernement.

« Ces violences sont extrêmement préoccupantes car ils (les élus, Ndlr) sont en première ligne pour répondre aux besoins locaux », reconnaît François-Noël Buffet. D’après le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), 42% des maires sont prêts, malgré tout, à se représenter en 2026.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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