Les agressions d’élus ont baissé de 9 % en 2024, selon un rapport

Devant le domicile du maire de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), Vincent Jeanbrun, après une attaque à la voiture-bélier, le 2 juillet 2023. Devant le domicile du maire de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), Vincent Jeanbrun, après une attaque à la voiture-bélier, le 2 juillet 2023.

Les agressions d’élus ont baissé de 9,3 % en 2024, avec 2 501 faits recensés, soit 48 par semaine, principalement contre des maires et des conseillers municipaux, selon le rapport 2023-2025 publié par le centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calae) mardi 20 mai.

Cette baisse survient après une hausse de 13,5 % en 2023. L’incendie volontaire du domicile du maire de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), à la suite duquel l’élu avait démissionné, et l’attaque à la voiture-bélier du domicile de celui de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) avaient marqué les esprits cette année-là.

Les maires représentent 64 % des victimes, devant les adjoints et conseillers (18 %) et les parlementaires (13 %), tandis que 82 % des atteintes sont commises contre un membre d’un exécutif local (maire et adjoints). Cette tendance peut s’expliquer « par le fait que le maire demeure le représentant de l’autorité le plus identifié par les citoyens », relève le rapport.

En 2024, 68 % des atteintes concernent des menaces et outrages, dont une forte proportion par « voie cyber », devant les violences physiques (10 %) et les destructions ou dégradations (8 %).

Les départements les plus touchés sont Paris et sa région, ainsi que le Pas-de-Calais, « touché par des tensions dans le contexte de la gestion de la crise liée aux inondations », et les Bouches-du-Rhône, « marquées par un nombre de plaintes concernant un parlementaire ». Certains faits peuvent toutefois avoir été commis sur les réseaux sociaux et être enregistrés dans un service de police parisien sans que leurs auteurs y résident.

« La violence est partout »

En zone gendarmerie, les mis en cause sont majoritairement des hommes (85 %) de nationalité française (98 %), d’un âge moyen de 48 ans et sans profession (26 %) ou retraités (20 %).

« La violence à l’égard des élus est partout. Que ce soit dans les grandes villes, dans les petites villes, voire en milieu rural », a expliqué mardi sur TF1 François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l’intérieur.

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Créé en mai 2023 sous l’égide du ministère de l’intérieur, le Calae a pour mission de compiler et d’analyser les données, d’anticiper les réponses et d’accompagner les élus victimes. « A l’occasion des élections municipales de 2026, on prépare ce qu’on peut appeler une sorte de kit qui permettra aux élus de savoir comment réagir quand on est victime d’une agression », a précisé M. Buffet.

Le Monde avec AFP

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

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