Invités à venir partager un repas pour briser le jeûne à la Reynerie, les élus Toulousains ont été pris à partie. Un incident qui intervient alors que des tensions sont apparues autour d’un projet urbain.
Aux abords de la place André Abbal, dans le quartier de la Reynerie, l’ambiance festive de l’iftar, le repas qui rompt la journée de jeûne du ramadan, tranchait avec la colère d’un petit groupe de manifestants. Une quinzaine d’entre eux s’étaient réunis à l’occasion de la venue de Jean-Luc Moudenc pour ce repas, invité par une association à qui la mairie a laissé utiliser les locaux de l’Atelier B. Ce même lieu qui sera bientôt rasé pour venir y déplacer la Cité de la danse. « Sa présence ici ce soir est une insulte » s’insurge Elyas, membre du Comité Populaire d’Entraide et de Solidarité.
« Ils viennent raser ce bâtiment qui abritait des associations et des commerces pour y mettre la Cité de la danse. Ils ont proposé un euro symbolique aux commerçants, ont commencé à détruire ces lieux à côté des habitations sans que toutes les familles aient été déplacées. Certaines ont été intoxiquées à l’amiante » déplore-t-il pendant que les « Moudenc casse-toi, le Mirail n’est pas à toi » se font entendre.
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Une lutte contre la démolition du Mirail
Pour Elyas et les manifestants qui « se battent contre la démolition du Mirail », le maire ainsi que le maire de quartier, Gaëtan Cognard, se servent de l’occasion à des fins politiques : « Ils viennent instrumentaliser l’iftar, on ne peut pas permettre cela alors que ça fait des mois que nous demandons à être écoutés » explique-t-il.
Arrivant le premier sur place, Gaëtan Cognard a été quelque peu chahuté par les manifestants et les curieux présents sur place. Essuyant bon nombre d’insultes et malgré une tentative de discussion avec le collectif, l’élu a finalement dû se résoudre à entrer dans la petite salle qui accueillait le repas. « C’est un petit groupe d’anarchistes que je connais » a-t-il expliqué ensuite. « Lorsqu’ils parlent d’un risque de gentrification, ils se trompent. Le bâtiment va effectivement accueillir la Cité de la danse, mais des immeubles sont construits derrière aussi pour reloger ceux qui souhaitent rester dans le quartier ».

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« Je suis venu ici ce soir parce qu’on m’y a invité »
Après quelques petites minutes d’attente, Jean-Luc Moudenc est également arrivé sur les lieux alors que le collectif était déjà parti. « C’est tout à fait normal que certains ne soient pas d’accord avec le projet qui est mis en place. Mais ce projet est aussi le fruit d’une concertation » a-t-il rappelé. « Je suis venu ici ce soir parce qu’on m’y a invité, comme depuis 20 ans, et comme je l’aurais fait pour la communauté chrétienne ou juive » a-t-il déclaré sobrement.
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