Agressions d’élus, manque de reconnaissance, lourdeurs administratives. La fonction de maire ne fait plus autant rêver qu’autrefois. A un an des prochaines élections municipales l’AMF70 qui organise son 2ème salon des maires à Vesoul entend aborder ce problème et trouver des solutions.
L’Association des Maires de France en Haute-Saône organise ce vendredi son deuxième salon des maires au parc des expositions de Vesoul. Comme au salon de l’agriculture ou de l’auto, chaque élu vient chercher de l’information sur ses problématiques quotidiennes. A leur disposition lors de ce salon, ils trouveront de nombreux stands et pourront participer à des conférences et tables rondes. L’occasion de nous intéresser à cette fonction parfois un peu ingrate de citoyens comme les autres qui un jour décident de mettre leur temps à disposition des autres habitants de leur commune. Ingrate, parce que à un an des prochaines élections municipales les vocations sont moins nombreuses ces dernières années.
Le maire n’est plus respecté comme autrefois
En 2023, plus de 3% des maires qui avaient été élus en 2020 avaient déjà démissionné. Qu’est-ce qui démotive ces maires qui étaient pourtant volontaires? Une des raisons est peut-être l’attitude des citoyens face à l’autorité d’un maire.
Nadine Wantz est maire de Rioz en Haute-Saône, et vice-présidente de l’AMF70. Elle explique qu’en 2024, 10 violences sur élus sont remontées à l’Association des Maires de France pour la Haute-Saône. « On a à peu près pour moitié des outrages, des menaces de mort, et pour 10% des violences physiques ». Il ne s’agit là que de faits qui ont été signalés à l’AMF par des maires qui avaient besoin d’être accompagnés, il peut y avoir d’autres cas qui ne sont donc pas dans cette liste. Malgré une tendance nationale à la diminution de ces faits de violences contre des maires, on note une augmentation en Haute-Saône. « Aujourd’hui il y a une nouvelle forme de violence, la cyber violence qu’on peut recenser sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui les gens se lâchent un petit peu lorsqu’ils ne sont pas d’accord avec ce que le maire fait » ajoute Nadine Wantz.
Les tracasseries administratives
Tous les élus sont passés par là, monter le moindre dossier que ce soit pour obtenir des subventions, avoir l’autorisation d’ouvrir un nouveau service aux habitants ou construire un bâtiment demande de l’énergie et du temps pour respecter les normes, remplir les bons formulaires… L’administration Française est championne en la matière même si des lois de simplification ces dernières années sont censées avoir allégé le dispositif.
Nicole Milési est maire de Fretigney-et-Velloreille depuis 2008, mais son premier mandat comme conseillère municipale remonte à 1983, elle a toujours réussi à dynamiser sa commune malgré la complexité administrative. « C’est effectivement de plus en plus compliqué, mais on à la chance en Haute-Saône d’être suffisamment aidés par les services de l’état, du département et même de la région ». Depuis des années, Nicole Milési a su se battre pour sa commune de 750 habitants, aujourd’hui sa mairie est aussi un espace France Services. Bien qu’il s’agisse d’une petite commune située entre Vesoul et Besancon, les habitants y trouvent parfois plus de services que dans d’autres communes plus importantes.
Le plus jeune maire de Haute-Saône en 2020 ne regrette pas, au contraire
Dylan Demarche a été le plus jeune maire de Haute-Saône, il avait 21 ans en 2020 lors de son élection alors qu’il était encore étudiant. Le rôle de maire de Velexon, il l’a vraiment découvert sur le terrain; « Tant qu’on ne l’a pas été (maire) on ne peut pas le savoir, mais effectivement je n’avais pas imaginé les choses de cette manière ». Et le jeune élu d’énumérer les différentes sollicitations du quotidien « L’habitant qui a besoin d’une autorisation d’urbanisme il vient voir le maire, l’habitant qui a un problème personnel un peu particulier il vient voir le maire, l’habitant qui a un problème d’eau il vient voir le maire, l’habitant qui a un problème de voisinage il vient voir le maire ». Le jeune élu avoue que cela peut parfois être un peu pesant, mais c’est aussi une dimension intéressante de la fonction de maire, loin d’être démotivé il envisage de se représenter pour un second mandat.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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