Seine-Saint-Denis : un élu municipal agressé à son domicile à Dugny

Un élu municipal de Seine-Saint-Denis a été agressé à son domicile, ce vendredi soir, par plusieurs personnes, d’après le parquet du département. Un nouvel acte de violence qui suscite l’indignation des responsables politiques de toute la région.

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Vers 21h, vendredi, Faouzy Guellil « s’est fait agresser devant chez lui et sa voiture a été brûlée », a indiqué à l’AFP le parquet de Bobigny.  Conseiller municipal de Dugny et directeur général des services de la ville voisine de Stains, il a été attaqué « à mains nues » par « au moins deux personnes », selon les précisions du ministère public.

Près de 48 heures après les faits, deux frères ont été placés en garde à vue, a annoncé ce dimanche 2 mars le parquet de Bobigny. Ils sont interrogés depuis la veille dans le cadre de l’enquête menée par la sûreté territoriale. Celle-ci a été ouverte pour « dégradation d’un bien par incendie et violences en réunion« , précise le ministère public.

Le soutien des élus de toute la région

Condamnant cette « lâche et violente agression », « sous les yeux de son épouse et de ses enfants », Azzédine Taïbi, maire de Stains, a dénoncé, samedi soir via un communiqué, un « acte inqualifiable et d’une extrême gravité (qui) s’inscrit dans un climat délétère, de haine et de violence que nous subissons depuis de trop nombreuses années ».

« Des mesures de sécurité concrètes et immédiates seront demandées et mises en place », ajoute l’élu communiste de cette commune défavorisée, sans fournir de précisions. Stéphane Troussel (PS), président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, a pour sa part réagi sur X, indiquant qu’il « est urgent que des dispositions soient prises pour protéger celles et ceux qui font le service public au quotidien ».

Mais le soutien de la classe politique dépasse les frontières du département. Ce sont des confrères de toute la région Ile-de-France qui font part de leur émotion sur les réseaux sociaux après cette nouvelle agression d’un élu. « Tout mon soutien à @FaouzyG , à son épouse et à ses enfants après l’ignoble agression dont ils ont été les victimes », écrit le candidat à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire.

« J’émets le vœu que les auteurs de cet acte odieux soient rapidement identifiés et condamnés sévèrement. J’adresse à Faouzy et sa famille mon plus total soutien et leur exprime mon entière solidarité », réagit de son côté le premier secrétaire du PS et député de Seine-et-Marne, Olivier Faure.

Une meilleure protection judiciaire des élus ?

En mars dernier, le parlement a adopté une loi visant à mieux protéger les élus locaux contre les violences, faisant suite à plusieurs épisodes marquants comme l’incendie volontaire du domicile du  maire de Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique) et  l’attaque à la voiture-bélier du domicile de celui de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne). L’une des mesures phares du texte est l’alignement des sanctions prévues sur celles prévues pour des violences à l’encontre de dépositaires de l’autorité publique, comme les policiers.

Dans un communiqué, le préfet de Seine-Saint-Denis a rappelé que de nombreuses mesures ont été mises en œuvre ces dernières années pour mieux prendre en compte les violences contre les élus. La préfecture évoque notamment les référents « atteinte aux élus », chargés de traiter spécifiquement ce type de violence. Elle mentionne également le dispositif « Alarme élus », qui permet aux élus se sentant en danger « d’être pris en compte plus rapidement en cas d’appel au 17 »

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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