
Dans son dernier article, co-écrit avec Isabelle Muller-Quoy, la conseillère municipale lourdaise, Marie-Christine Assouère, se penche sur le statut de l’élu local et du rôle de l’opposition.
« La démocratie, c’est le règne du nombre dans le respect du droit. Si cette citation de Gurvitch reflète de plus en plus une réalité en France au niveau national, force est de constater au niveau local une portée limitée des droits des élus n’appartenant pas à la majorité. Les élus représentant la minorité subissent des difficultés à accéder aux informations et à contribuer pleinement à la préparation, à la discussion et l’adoption des délibérations votées par les assemblées délibérantes… »
Voici comment Marie-Christine Assouère et Isabelle Muller-Quoy introduisent leur propos dans l’article qu’elles ont conjointement écrit. Intitulé « La portée limitée du droit à l’information et à la participation des élus locaux », cet article vient de paraître au sein de l’ouvrage collectif « Le statut de l’élu local », dirigé par Florence Crouzatier-Durand et Virginie Donier et édité par l’Institut francophone pour la justice et la démocratie. Un livre qui réunit ainsi de nombreuses analyses et réflexions sur les différentes dimensions du statut d’élu local.
À la fois élue à la ville de Lourdes et à la communauté d’agglomération TLP mais aussi juriste (comme la co-autrice Isabelle Muller-Quoy), Marie-Christine Assouère présente une double casquette intéressante pour connaître les droits des élus et voir comment cela s’applique ensuite « sur le terrain », dans une collectivité territoriale. « Ce qui m’intéresse dans cet article est de mettre en avant des solutions pour améliorer la représentativité des citoyens au sein des assemblées délibérantes, avance-t-elle. Nous nous penchons notamment sur le droit à l’information et le droit à la participation des élus locaux. Pour chacun, nous analysons les règles en vigueur mais aussi les freins existants, de sorte à faire des propositions pour renforcer ces droits des élus et ainsi vivifier la démocratie. »
« Des solutions sont possibles »
Les deux autrices se penchent notamment sur le rôle dit « de l’opposition » au sein d’une collectivité territoriale, dont les prérogatives sont souvent très limitées. « Si les élus, des petites communes notamment, étaient mieux informés avec par exemple des synthèses concernant les différentes délibérations et décisions de leur collectivité, peut-être qu’ils se sentiraient plus considérés et qu’ils participeraient plus au débat de manière constructive, juge Marie-Christine Assouère. En général, au sein d’une collectivité, la majorité gouverne sans la minorité, qui n’est que très peu considérée. Or, cette minorité représente quand même une partie de la population et donc l’intérêt général. »
Au sein de l’ouvrage, les deux juristes font un certain nombre de propositions pour « améliorer » la participation des élus locaux, notamment ceux de l’opposition. Par exemple, comme à l’Assemblée nationale, que la commission des finances de la collectivité soit présidée par un élu de la minorité. Ou encore que la minorité ne soit pas limitée à des amendements ou à des interventions orales mais qu’elle puisse, elle aussi, soumettre des délibérations au vote de l’assemblée délibérante… Bref, il est possible de trouver des solutions pour renforcer le droit à l’information et à la participation des élus. Au vu de la crise démocratique et institutionnelle en France, cela serait sans doute bénéfique…
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
