Condamnés pour des tweets envers un maire breton : « Des insultes et des menaces de mort »

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Le décès d’un jeune phoque sur l’une des plages de Ploemeur, dans le Morbihan, au mois d’août 2023 a mis le feu aux poudres. Sur les réseaux sociaux, le maire de la commune Ronan Loas avait été attaqué par des tweets homophobes. L’affaire est passé devant un tribunal.

Deux hommes condamnés

Lundi 2 décembre 2024, le tribunal judiciaire de Lorient a condamné les deux auteurs de ces messages à caractères homophobes postés sur le réseau social X (ex-Twitter).

« J’ai pris la parole, non seulement comme maire, mais aussi comme citoyen, pour témoigner d’une expérience douloureuse qui touche malheureusement de plus en plus d’élus », a réagi Ronan Loas à la suite de l’audience.

La découverte d’un phoque mort entraîne du cyberharcèlement

Au mois d’août 2023, un jeune phoque avait été retrouvé mort sur la plage du Fort-Bloqué à Ploemeur. À la suite de cette découverte, la commune et le maire avaient été victimes « d’une campagne de cyberharcèlement d’une intensité inouïe », rappelle Ronan Loas.

Malgré le respect des protocoles établis par l’Observatoire Pelagis, la commune de Ploemeur et son maire avaient dû faire face à un flot de haine numérique.

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Insultes diffamatoires, menaces explicites de mort, attaques homophobes… Ces violences ont dépassé le cadre de la critique légitime, ciblant non seulement mon rôle de maire, mais aussi mes proches, ma famille et les membres de mon équipe.

Ronan Loas, maire de Ploemeur

« Ces attaques ne sont pas isolées », ne peut que constater Ronan Loas. « Elles s’inscrivent dans une tendance inquiétante : la montée de la violence numérique à l’égard des élus. »

De l’argent reversé à une association luttant contre l’homophobie

Selon Ronan Loas, « l’anonymat ou plutôt le pseudonymat offert par les réseaux sociaux exacerbe ce phénomène. »

Ne pouvant rester silencieux, le maire de Ploemeur avait déposé une plainte contre X. Les investigations des services de police avaient permis d’identifier les auteurs de ces tweets homophobes.

Le tribunal judiciaire de Lorient a condamné les deux cyber-harceleurs.

Un retraité a été condamné à 1 600 € d’amende dont 800 € avec sursis. Un peintre a, quant à lui, écopé d’une amende de 1 000 €, dont 500 € avec sursis.

Les deux hommes devront également verser 500 € chacun au titre des dommages et intérêts. « L’intégralité de cette somme sera reversée à une association luttant contre l’homophobie », annonce Ronan Loas.

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