L’association Veille en presqu’île fêtera, le 8 mars 2024, son premier anniversaire. L’occasion de revenir sur l’origine du projet, les premières actions et d’annoncer quelques ambitions. « Nous sommes une association ouverte à tous, et nous souhaitons prévenir et lutter contre les violences, familiales, conjugales et sexuelles », explique Marie-Laure Bouvant, gestalt-thérapeute et une des six fondatrices de l’association.
« Des moments anonymes et gratuits »
Des points écoute ont été mis en place deux fois par mois, qui accueillent des victimes, y compris des mineurs, des témoins et des professionnels qui souhaitent venir en aide ou partager leur expérience. « Ces moments sont anonymes et gratuits », précisent les chevilles ouvrières de Veille en Presqu’île qui donnent de leur temps et travaillent avec quatre mots-clés à l’esprit : « Bienveillance, inclusivité, intégrité et confidentialité », énumère Émeline Brachet, psychologue clinicienne. Ces points d’écoute, dont le lieu est tenu secret et uniquement transmis aux personnes qui prennent rendez-vous, « ne sont pas un lieu de thérapie mais sont une étape du processus thérapeutique », reprend Marie-Laure Bouvant. « Cela acte une prise de conscience », reprend Caroline Boutteville, psychothérapeute à Crozon.
Treize communes concernées
Pour 2024, les filles ont pour objectif de « développer ces permanences, en nombre et en lieux géographiques d’accueil », puisque leur association couvre treize communes : les dix du territoire intercommunal, plus Saint-Nic, Dinéault et Trégarvan, le tout en partenariat étroit avec la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du bout du monde, dont font partie les six professionnelles de Veille en Presqu’île.
« L’idée est aussi de former des bénévoles à l’écoute, de continuer notre maillage continu auprès des élus, des professionnels de la santé et du social, mais aussi de garder et renforcer nos liens avec les gendarmes, les écoles, collèges et lycée du territoire pour organiser des actions de prévention », rappellent les fondatrices de l’association.
Des groupes de parole réguliers en projet
Autre grand projet de 2024 qui devrait voir le jour dans les mois qui viennent : la création de groupes de parole réguliers, animés par deux professionnels bénévoles, qui permettraient de compléter l’accompagnement psychologique des victimes de violence par des moments thérapeutiques à plusieurs. « Ce projet devrait voir le jour plus vite que ce que nous espérions, car le groupe de parole pour les victimes de violence, qui existait à Douarnenez, n’a pas repris après le Covid et cela manque. Il y a un vrai besoin », confie Marie-Laure Bouvant.
À la recherche de soutiens, aussi bien humains que financiers, l’association vient de lancer un crowdfunding sur le site helloasso (https://www.helloasso.com/associations/veille-en-presquile/collectes/liberons-la-parole-prevention-et-lutte-contre-les-violences-intra-familiales) pour compléter les demandes de subvention faites auprès des mairies du territoire. « Plus on aura de soutien, plus on pourra renforcer nos actions et faire évoluer le projet », reprend Émeline Brachet. Avec, en point de mire, la mise en place d’ateliers de prévention contre les violences intrafamiliales (mais pas que), notamment à destination des plus jeunes, en lien avec les établissements scolaires.
Pratique
Contact : veille.enpresquile@gmail.com.
À noter : l’association organise son assemblée générale le vendredi 8 mars, à 18 h, à la Maison du Temps libre à Crozon. Et un « fest-noz au féminin », le samedi 9 mars, avec des tables d’information et des expositions, en musique !
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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