Nouvelle agression raciste en plein cœur de Lyon, le spectre de l’ultradroite

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L’agression a eu lieu à la sortie d’un bar de la place des Terreaux, sous les fenêtres de la mairie de Lyon Wikimedia/Alexmar987

Deux individus ont été interpellés après l’agression violente de trois victimes dans la nuit de jeudi à vendredi dernier dans le quartier des Terreaux à Lyon. L’un d’eux serait un ancien porte-parole du groupe Les Remparts, dont il ne fait plus partie.

Le Figaro Lyon

Nouvelle agression raciste dans le centre-ville de Lyon. Trois personnes ont été violemment frappées à la sortie d’un bar du quartier des Terreaux dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, selon une information relayée par le chef de file du mouvement antifasciste Jeune Garde et confirmée au Figaro par le parquet de Lyon. Des faits commis «en raison de l’appartenance ou la non-appartenance de la victime à une ethnie, nation, race ou religion», précise le ministère public.

«Une petite dizaine de militants d’extrême droite ont commencé à agresser trois jeunes à la sortie d’un bar. Puis rapidement en viennent à les tabasser et à leur donner plusieurs coups de couteau», raconte Raphaël Arnault, porte-parole de la Jeune garde. L’une des victimes s’est vu prescrire une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, indique le parquet de Lyon au Figaro. Pour les deux autres, l’ITT est inférieure à huit jours.

Le spectre de l’ultradroite

Deux individus ont été interpellés et placés en garde à vue. Déférés samedi et placés en détention provisoire, ils sont poursuivis pour port d’arme et violences aggravées. Ils seront jugés en comparution immédiate mardi 6 février devant le tribunal correctionnel de Lyon. Selon nos informations, l’un des suspects serait Sinisha M., un militant identitaire anciennement porte-parole du groupuscule d’ultradroite Les Remparts et déjà condamné par la justice lyonnaise pour participation à une manifestation interdite. Contacté, le groupe précise au Figaro qu’il ne fait plus partie de ses rangs depuis septembre dernier. BFM Lyon précise que le second suspect appartiendrait à ce groupuscule.

De son côté, Raphaël Arnault appelle à la fermeture des locaux La Traboule et L’Agogée, le bar et salle de boxe anciennement exploitée par Génération identitaire (GI) et repris après sa dissolution par Les Remparts. Une demande déjà formulée par plusieurs élus, notamment le député de la circonscription, Thomas Rudigoz, au lendemain d’une autre agression survenue en novembre dernier, le même soir que l’attaque d’une conférence propalestinienne par des militants de l’ultradroite. Le groupe Les Remparts était né sur les cendres de GI à sa dissolution. Sur son site internet, il se présente comme «rempart civilisationnel» organisant des «apéros enracinés».

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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