« Les maires sont usés et ça devient vraiment préoccupant »

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l’essentiel Les Journées Territoriales se poursuivent, ce samedi à Muret, avec l’assemblée générale de l’association des maires de France 31 présidée pour la première fois par une femme, Brigitte Ségard, maire de Soueich. Rencontre.

C’est la première fois qu’une femme est élue à la tête de l’Association des maires de France 31. En plus de ses fonctions d’édile depuis 2014 à la mairie de Soueich, petite commune de 540 habitants située à 15 minutes au sud de Saint-Gaudens, Brigitte Ségard représente désormais l’ensemble des maires de la Haute-Garonne. Elle succède à Jacques Oberti, ancien maire d’Ayguesvives, à la présidence de l’association des maires de France 31. Ce dernier a quitté ses fonctions exécutives locales, incompatibles avec les fonctions législatives qui sont les siennes depuis son élection en tant que député de la 10e circonscription de Haute-Garonne. Alors que les Journées Territoriales se poursuivent aujourd’hui à Muret, Brigitte Ségard se confie sur les missions qui l’attendent.

Une femme présidente de l’association des maires 31. Il était temps ?

C’est une marche lente, mais c’est une marche en avant tout de même. Petit à petit, les femmes accèdent à des postes à responsabilité, mais il reste encore beaucoup de travail. En dehors des instances qui imposent la parité de leurs élus, les postes dans les collectivités locales sont encore très masculins. Depuis mon élection, plusieurs maires femmes m’ont dit qu’elles se sentaient mieux représentées. Elles me font confiance, cela me touche.

Comment envisagez-vous ce rôle ?

J’essaye de porter l’expérience des maires de petites communes. La charge s’est alourdie, c’est une grosse responsabilité, mais ma priorité reste ma commune. Il n’y aurait pas de cohérence à présider l’association des maires si on ne s’occupait pas de sa commune.

L’AMF est une association que vous connaissez bien. Cela fait plusieurs années que vous en faites partie ?

J’ai été membre du bureau de Jean-Louis Puisségur, ancien maire de Pointis-Inard, dès 2016, puis première vice-présidente de Jacques Oberti à partir de 2020. J’ai d’ailleurs assuré l’intérim jusqu’à ce que le conseil d’administration valide le nouveau bureau dont j’ai officiellement pris la présidence le 12 septembre dernier. J’assurerai ces fonctions jusqu’aux prochaines élections municipales.

Les maires sont de plus en plus exposés à des violences. Le climat entre élus et citoyens s’est dégradé ?

Les incivilités augmentent. Elles se manifestent contre les élus, mais aussi contre les personnels territoriaux. Les agressions qu’ils subissent sont inadmissibles, au même titre que celles commises à l’encontre des élus. Il y a une hausse des incivilités de manière générale, des dépôts sauvages, des insultes… L’ambiance n’est pas agréable, les maires sont usés et cela devient vraiment préoccupant. Cela fait partie des axes évoqués pendant les Journées Territoriales.

Quel message allez-vous faire passer pendant l’assemblée générale de l’association qui se tient aujourd’hui ?

Nous avons beaucoup de sujets à aborder, notamment le budget et les perspectives de restrictions budgétaires. Mais le leitmotiv de cette année, c’est que face à un gouvernement absent et à un vide au niveau du pilotage de l’Etat, les communes, elles, ont assuré la continuité de la vie politique. C’est un lieu de stabilité, de permanence.

L’intelligence artificielle peut-elle être utilisée au service des élus ?

C’est une des thématiques des Journées Territoriales. L’intelligence artificielle peut aider les communes, mais elle doit rester dans un champ éthique.

Quel avenir pour la fonction de maire ?

C’est une fonction essentielle dans la vie du pays. On ne peut aller que dans le sens d’une vraie collaboration entre les maires, les services de l’Etat et les collectivités locales, au service du citoyen.

1-Les vice-présidents de Brigitte Ségard sont : Christian Cazalot, maire de Castelnau-Picampeau, Jennifer Courtois-Périssé, maire de Rieumes et Catherine Latché, maire de Maurémont.

2- Cette journée de samedi sera consacrée à l’assemblée générale de l’a association des maires de France 31

C’est la première fois qu’une femme est élue à la tête de l’Association des maires de France 31. En plus de ses fonctions d’édile depuis 2014 à la mairie de Soueich, petite commune de 540 habitants située à 15 minutes au sud de Saint-Gaudens, Brigitte Ségard représente désormais l’ensemble des maires de la Haute-Garonne. Elle succède à Jacques Oberti, ancien maire d’Ayguesvives, à la présidence de l’association des maires de France 31. Ce dernier a quitté ses fonctions exécutives locales, incompatibles avec les fonctions législatives qui sont les siennes depuis son élection en tant que député de la 10e circonscription de Haute-Garonne. Alors que les Journées Territoriales se poursuivent aujourd’hui à Muret, Brigitte Ségard se confie sur les missions qui l’attendent.

Une femme présidente de l’association des maires 31. Il était temps ?

C’est une marche lente, mais c’est une marche en avant tout de même. Petit à petit, les femmes accèdent à des postes à responsabilités, mais il reste encore beaucoup de travail. En dehors des instances qui imposent la parité de leurs élus, les postes dans les collectivités locales sont encore très masculins. Depuis mon élection, plusieurs maires femmes m’ont dit qu’elles se sentaient mieux représentées. Elles me font confiance, cela me touche.

Comment envisagez-vous ce rôle ?

J’essaye de porter l’expérience des maires de petites communes. La charge s’est alourdie, c’est une grosse responsabilité, mais ma priorité reste ma commune. Il n’y aurait pas de cohérence à présider l’association des maires si on ne s’occupait pas de sa commune.

L’AMF est une association que vous connaissez bien. Cela fait plusieurs années que vous en faites partie ?

J’ai été membre du bureau de Jean-Louis Puisségur, ancien maire de Pointis-Inard, dès 2016, puis première vice-présidente de Jacques Oberti à partir de 2020. J’ai d’ailleurs assuré l’intérim jusqu’à ce que le conseil d’administration valide le nouveau bureau, dont j’ai officiellement pris la présidence le 12 septembre dernier. J’assurerai ces fonctions jusqu’aux prochaines élections municipales.

Les maires sont de plus en plus exposés à des violences. Le climat entre élus et citoyens s’est dégradé ?

Les incivilités augmentent. Elles se manifestent contre les élus, mais aussi contre les personnels territoriaux. Les agressions qu’ils subissent sont inadmissibles, au même titre que celles commises à l’encontre des élus. Il y a une hausse des incivilités de manière générale, des dépôts sauvages, des insultes… L’ambiance n’est pas agréable, les maires sont usés et cela devient vraiment préoccupant. Cela fait partie des axes évoqués pendant les Journées Territoriales.

Quel message allez-vous faire passer pendant l’assemblée générale de l’association qui se tient aujourd’hui ?

Nous avons beaucoup de sujets à aborder, notamment le budget et les perspectives de restrictions budgétaires. Mais le leitmotiv de cette année, c’est que face à un gouvernement absent et à un vide au niveau du pilotage de l’Etat, les communes, elles, ont assuré la continuité de la vie politique. C’est un lieu de stabilité, de permanence.

L’intelligence artificielle peut-elle être utilisée au service des élus ?

C’est une des thématiques des Journées Territoriales. L’intelligence artificielle peut aider les communes, mais elle doit rester dans un champ éthique.

Quel avenir pour la fonction de maire ?

C’est une fonction essentielle dans la vie du pays. On ne peut aller que dans le sens d’une vraie collaboration entre les maires, les services de l’Etat et les collectivités locales, au service du citoyen.

1-Les vice-présidents de Brigitte Ségard sont : Christian Cazalot, maire de Castelnau-Picampeau, Jennifer Courtois-Périssé, maire de Rieumes et Catherine Latché, maire de Maurémont.

2- Cette journée de samedi sera consacrée à l’assemblée générale de l’association des maires de France 31.

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

Engagez-vous avec CDCL

Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

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