
Ses propos ont choqué. Interrogé par la BBC sur l’affaire
des viols de Mazan, le maire de la commune, Louis
Bonnet, a récemment soulevé un tollé en tenant des
propos très controversés. « Ça
aurait pu être plus grave, il n’y a pas eu d’enfants impliqués,
aucune femme n’est morte », a estimé le Vauclusien dans un
reportage de la chaîne britannique. « Ce sera difficile pour la
famille, mais ils pourront se reconstruire. Après tout personne
n’est mort. »
Depuis, l’élu de 74 ans est la cible de nombreuses
critiques. Il a même reçu des menaces, sur les réseaux
sociaux et par téléphone, au point de devoir prendre de grandes
décisions. Selon BFMTV, Louis Bouquet aurait fait le choix de se
retirer de la vie publique et de porter plainte contre ceux qui
profèrent des menaces à son encontre.
« J’ai été obligé de porter plainte »
« J’ai été menacé, j’ai été insulté. La
dernière chose pour laquelle j’ai été obligé de porter plainte,
c’était quelqu’un qui demandait mon adresse aux services de la
mairie pour faire une descente avec un groupe chez moi »,
explique-t-il à nos confrères.
Sous protection de la gendarmerie depuis
quelques jours, Louis Bouquet a également fait le choix de ne pas
participer au conseil municipal qui se réunissait mercredi. Ce
dernier s’est néanmoins déroulé dans un climat compliqué, puisque
les élus d’opposition ont demandé haut et fort la démission
du maire. Le conseil a finalement été reporté à lundi.
Louis Bouquet refuse de
démissionner
Interrogé par BFMTV, le principal intéressé affirme
qu’il ne quittera pas son poste, d’autant qu’il
reçoit « beaucoup de mails et de messages de Mazanais » qui
le soutiennent. « Le fond de tout ça c’est qu’à un moment donné
quand notre village passe pour une pépinière de violeur, il faut
bien que les gens montent au créneau », confie-t-il.
« S’il y a eu un dérapage chez M. et Mme Pelicot, ça ne
représente pas l’ensemble du village. »
Ouverts le 2 septembre dernier devant la cour criminelle du
Vaucluse, les procès des viols de Mazan se tiendront jusqu’au 20
décembre prochain. Cinquante-et-un accusés y défileront à la barre,
dont
Dominique Pelicot, soupçonné d’avoir violé et fait violer sa
femme Gisèle Pelicot après l’avoir droguée à son insu
pendant près de 10 ans.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
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