
À Quelneuc, en décembre 2023, des porcs qui s’étaient échappés et avaient causé des nuisances avaient été abattus à la demande d‘un élu. Au printemps dernier, l’affaire avait pris une telle ampleur dans la population que le maire de Carentoir, commune rurale à laquelle Quelneuc est rattachée depuis 2017, avait tenté de désamorcer les tensions en organisant une réunion d’explications, le 2 mai 2024. Mais celle-ci s’était terminée dans la violence, quand une maire-adjointe avait été frappée en public, à la hauteur d’une épaule, d’un coup donné du revers de la main par l’ancien maire de Quelneuc. L’adjointe avait alors déposé plainte et bénéficié d’une incapacité de travail de deux jours.
« Un comportement indigne »
Ce lundi, poursuivi devant le tribunal à Vannes pour « violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique », l’ancien maire de Quelneuc, âgé de 80 ans, ne s’est pas déplacé, « pour des raisons de santé », selon son avocat. Mais lors de l’enquête, il avait affirmé aux gendarmes : « Ce n’est pas une violence volontaire mais un geste d’indignation. Je n’ai tué personne. Cette femme est une chochotte ».
La victime précise : « La réunion était très houleuse. J’avais posé plusieurs questions à cet ancien élu qui semblait très énervé. Il n’y répondait pas. Sa seule réponse a été de me frapper. Nous ne sommes pas élus pour recevoir des coups, surtout pour des affaires qui n’en valent pas la peine ». Son avocat parle « d’un comportement indigne d’un homme qui a été maire pendant trois mandats, de 1995 à 2014 ».
« Un règlement de comptes »
L’avocat du prévenu assure : « À son âge, on ne devient pas subitement violent quand on ne l’a jamais été. Le certificat médical n’a pas constaté de traces d’un coup. Ce n’est pas une affaire de violence, mais d’un règlement de comptes entre anciens et nouveaux élus ».
La procureure qui s’appuie sur « les déclarations des témoins et l’enregistrement sonore de la réunion », requiert « une peine d’avertissement pour un comportement d’un ancien élu, qui aurait dû être exemplaire ».
Le tribunal a suivi les réquisitions en condamnant l’ancien maire à six mois de prison avec sursis. Celui-ci doit verser 2 000 € de dommages à la maire-adjointe et 1 000 € à la commune de Carentoir, qui ont annoncé vouloir les reverser à des associations.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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