Emeutes en Martinique: « La population a faim » et subit « la violence sociale » alerte une députée PS

Députée PS de Martinique, Béatrice Bellay demande sur RMC un « blocage des prix » alors que l’île est en proie à des émeutes contre la vie chère. En Martinique, les denrées alimentaires coûtent 40% plus cher qu’en métropole, en raison selon l’élue d’un système de captation des prix qui bénéficie à quelques groupes.

Les violences se poursuivent en Martinique. Le préfet a décrété un couvre-feu dans certains quartiers de Fort-de-France et 12 personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi. Les forces de l’ordre ont été visés par des tirs à balle réelle, indique la préfecture dans un communiqué.

Ces violences ont lieu en marge d’un mouvement de contestation contre la vie chère. Sur place, Béatrice Bellay, députée PS de Martinique, tient à condamner ces violences urbaines mais aussi « la violence institutionnelle et la violence sociale que vivent beaucoup trop de nos compatriotes ». « Il y a une misère et un coût de la vie insoutenables sur nos pays des océans », alerte-t-elle dans Charles Matin ce vendredi sur RMC et RMC Story.

« La jeunesse en colère ne voit pas de solution arriver et constate que c’est de plus en plus compliqué chaque jour. Les Martiniquais demandent à pouvoir vivre dignement. Depuis le Covid-19, on a eu une augmentation démentielle des prix », martèle Béatrice Bellay.

En 2022, les produits alimentaires coûtaient 40% plus cher en Martinique qu’en métropole selon une enquête de l’Insee, alors que 27% de la population vit sous le seuil de pauvreté (14% en métropole). « On a une population qui est en colère et qui a faim », ajoute l’élue.

L'invitée de Charles Matin : Martinique, deuxième nuit sous couvre-feu - 20/09
L’invitée de Charles Matin : Martinique, deuxième nuit sous couvre-feu – 20/09

Un blocage des prix demandé

Pour sortir de cette situation, une première table ronde a eu lieu entre élus, services de l’Etat et acteur de la grande distribution et les petits commerçants. Mais sans suffisamment de représentants de la population comme des syndicats ou des associations, regrette Béatrice Bellay qui demande un blocage des prix, pour des denrées dont elle juge la « construction opaque ».

« Beaucoup d’entrepreneurs en Martinique ont pu bâtir des empires avec ce système de construction des prix, comme les propriétaires de grandes surfaces que sont par exemple le groupe GBH ou le groupe Parfait », dénonce la députée.

Ce système de « construction des prix », elle entend le démanteler en lien avec le futur ministre des Outre-mer. « Je vais lui dire que des fortunes se sont bâties sur la sueur des pays des océans. Si elles se sont créées, c’est parce qu’elles ont mis en place un système de captation.Eet aujourd’hui, la population est captive d’un système qu’elle ne peut plus supporter », martèle Béatrice Bellay.

« Donc l’Etat doit prendre sa part de responsabilités. Et dans ces responsabilités, il y a le blocage de prix », insiste la députée.

Guillaume Dussourt Journaliste BFMTV-RMC

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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