Avignon : le procès de l’agression d’un maire isérois renvoyé au 8 juin

, Avignon : le procès de l’agression d’un maire isérois renvoyé au 8 juin
Les deux prévenus étaient appelés à la barre après deux jours de garde à vue. Mathilde Ceilles / Le Figaro

Deux jeunes hommes sans antécédent judiciaires seront jugés le 8 juin devant le tribunal correctionnel d’Avignon pour avoir agressé le maire du Péage-de-Roussillon et sa famille, et proféré pour l’un d’entre eux des insultes racistes à l’égard de la fille de l’édile.

Le Figaro Marseille

Deux jeunes hommes seront jugés le 8 juin prochain devant le tribunal correctionnel d’Avignon pour avoir violemment agressé le maire du Péage-de-Roussillon en Isère et sa famille et proféré des propos racistes pour l’un d’entre eux.

Après deux jours de garde à vue et un déferrement, Siméon S. et Hugo H., âgés respectivement de 18 et 21 ans, étaient appelés à la barre ce vendredi dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate. Douze victimes se sont constituées partie civile dans ce dossier pour des faits de violences allant jusqu’à dix jours d’incapacité totale de travail, l’une d’entre elles ayant été frappée à l’aide d’une bouteille de bière.

Les faits remontent au 21 décembre, dans le centre-ville d’Avignon. Les prévenus sont accusés d’avoir frappé les parties civiles en sachant que l’un d’entre eux, porteur d’une cocarde tricolore au moment des faits, était un élu de la République. Selon les enquêteurs, Hugo H. aurait par ailleurs invectivé la fille de ce maire par ces termes : «Tu es noire. Tu n’es pas légitime en France. J’ai mal au cœur que ton père soit blanc et qu’il ait fait un enfant avec une femme noire».

«Une affaire trop médiatisée» selon la défense

Le maire du Péage-de-Roussillon avait porté plainte quelques jours après et révélé l’affaire dans la presse, en témoignant notamment au micro de BFMTV. Les deux prévenus ont un casier judiciaire vierge. À la barre, Hugo H. a déploré «une affaire trop médiatisée dont on ne connaît qu’une partie». «Je n’aurais pas soupçonné que la dimension médiatique de cette affaire puisse autant peser sur la manière dont l’enquête serait menée», a abondé leur avocat Me Mathieu Sassi.

«On a une défense qui consiste à dire qu’on n’a rien fait, qu’on est des personnes bien sous tout rapport victime d’un complot familial engagé à notre encontre, s’est indigné l’avocat des parties civiles, Me Jacques Thoizet. On dit qu’il y a qu’une seule version qui a été recueillie, uniquement celle des autres et par la mienne. S’ils sont victimes, ils n’avaient qu’à déposer plainte !»

Le tribunal a accepté la demande de renvoi d’Hugo H. et Siméon S. pour avoir le temps de préparer leur défense, et leur demande d’ordonnance d’un supplément d’information, notamment l’audition d’une partie des parties civiles et une confrontation avec la fille du maire du Péage-de-Roussillon.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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